Burkina Faso : L’ACLE souhaite la prolongation de la Transition de 5 ans

Ceci est une déclaration de l’Association des Citoyens Leaders (ACLE) sur les assises nationales et la situation nationale.

Peuple du Burkina,

A l’orée des Assises nationales pour discuter de la prolongation ou de la fin de la transition, nous, membres de l’association des citoyens Leader (ACLE), voudrions par la présente déclaration donner notre lecture de la situation et faire des propositions.

A l’Association des Citoyens Leaders (ACLE), la question n’est pas qu’un civil ou un militaire soit à la tête de l’Etat. Nous ne nous inscrivons pas dans une logique d’opposition de civil-militaire. Quel que soit la personne, que sa gestion soit axée sur la quête résolue de l’intérêt supérieur de la nation, sur la quête permanente de la justice sociale gage d’une paix et d’une réconciliation durable au pays des hommes intègres.

Il n’est plus question de laver la superficie de la plaie. Tout ce qui nous a conduit dans cette situation d’insécurité, dans ce phénomène de terrorisme a un seul nom, l’injustice sociale. Tout le reste en découle. Ce n’est ni le fait qu’un militaire était au pouvoir, ce n’est ni l’absence d’élection libre et transparente ou l’absence de démocratie. C’est un problème de gouvernance dont civils et militaires ont fait l’expérience pour juguler le phénomène.

Aujourd’hui, toute personne qu’elle soit civil ou militaire pouvant sortir le pays du gouffre du terrorisme est la bienvenue pour l’Association des Citoyens Leaders.

Depuis le début du phénomène du terrorisme, jusqu’à nos jour, nous estimons à l’Association des citoyens Leaders, que du Civil Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, démocratiquement élu, au Militaire Chef d’Etat, Capitaine Ibrahim TRAORE arrivé par coup d’Etat, en passant par le militaire Chef d’Etat, Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo DAMIBA arrivé aussi par coup d’Etat, personne n’a mieux fait en termes de lutte contre le terrorisme, en termes de défense des intérêts supérieurs de la nation et de quête de justice sociale que le Président Ibrahim TRAORE.

En effet, de la genèse du phénomène du terrorisme avec l’attaque de la brigade de gendarmerie de Samorogouan le 09 octobre 2015 dans les Hauts-Bassins en passant par celle de cappuccino en plein centre-ville de Ouagadougou et l’Etat-Major Général des Armées à sa généralisation sur l’ensemble du territoire, le ciel venait donc de assombrir sur le pays des hommes intègres. L’existence du pays en tant qu’Etat a été mis en péril. Surtout avec les velléités de couper la deuxième grande ville du pays, Bobo-Dioulasso de la capitale Ouagadougou. Le tour était presque déjà joué.

D’ailleurs, ceux qui relaient les messages des terroristes, ou qui jouent presque le rôle de communicateurs des terroristes avaient annoncé qu’un chef terroriste a promis de faire le ramadan à Ouahigouya et faire la tabaski à Ouagadougou.

Après leur prouesse funeste à Gaskindé, stoppant un convoi de ravitaillement terrestre de Djibo, les terroristes avaient lancé un défi à l’armée que si elle parvenait à ravitailler Djibo par voie terrestre, ils déposeraient les armes. C’était l’époque où ils narguaient nos vaillants et intrépides combattants qui manquaient de tout et n’avaient que leur seul courage pour faire face aux assauts des ennemis de la nation.

C’est avec l’arrivée du Capitaine Ibrahim TRAORE à la tête du pays que nous avons assisté véritablement au début de la reconquête de nos territoires.

Avant l’arrivée de cet Capitaine à la tête de l’Etat, nul ne pouvait parier que notre pays n’allait pas plier au diktat des terroristes et leurs alliés.

Le capitaine a, dans un premier, réussi à contenir la menace généralisée. Nous en voulons pour preuve, pendant que l’objectif des terroristes de couper la capitale Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso, était presqu’un acquis aujourd’hui les terroristes ne peuvent plus en rêver.

Les villes qu’ils avaient assiégées jurant qu’un ravitaillement terrestre ne serait plus possible l’est aujourd’hui. Pendant qu’hier les terroristes narguaient nos forces combattantes que si elles arrivaient à ravitailler certaines localités ils allaient déposer les armes ; aujourd’hui, comme le Président aime à le dire, « il n’y a pas ce périmètre sur notre territoire où nos forces combattantes ne peuvent pas mettre pieds ».

Après avoir contenu la progression des terroristes et asséché leurs sources d’approvisionnement en armes, moyens logistique et alimentaire, l’heure est aujourd’hui à la libération des localités et à la réinstallation des Personnes Déplacés Internes.

C’est pour quoi à l’Association des Citoyens Leaders (ACLE), nous sommes souvent stupéfaits sinon scandalisés que certains de nos concitoyens pour des raisons inavouées puissent soutenir que la lutte n’avance pas ou qu’il n’y ait pas de résultats tangibles dans le combat acharné contre le terrorisme.

Bref au regard de tout ce qui suit, et sans même parler des différents chantiers de développement socio-économique, l’Association des Citoyens Leaders estime qu’il faille au cours de ces Assises Nationales prolonger la transition de Cinq (05) afin de permettre à la transition de poursuivre jusqu’à terme la reconquête du territoire qui est sans nul doute à portée de main sous son magistère.

Nous pensons que pour parachever la reconquête du territoire et assurer la souveraineté de notre Pays, il faille également ouvrir au cours de ces assises nationales la perspective au Président, capitaine Ibrahim TRAORE de pouvoir se présenter comme candidat aux élections qui mettront fin aux cinq ans de prolongation de la transition.

Deux ou trois ans pour libérer les axes des localités qui sont ravitaillées par convoi et assurer la défense de nos frontières. Ce qui permettra aux hommes politiques d’aller battre campagne sans escorte. Car il serait insensé d’escorter les candidats pendant les campagnes électorales. Les deux autres années serviront à la refondation de nos instituions. Comme au Ghana avec Jerry RAWLINGS le coup d’Etat du capitaine Ibrahim Traoré doit être le dernier coup d’Etat au Burkina Faso. Pour cela, évitons la précipitation, comme lors de la transition de 2015, pour ne pas être dans un éternel recommencement.

Même les terroristes ont compris que celui qui est venu mettre fin à leur dessein funeste au Burkina Faso s’appelle le Président, capitaine Ibrahim TRAORE. Nous allons payer très cher si cette transition venait à prendre fin à ce stade. C’est l’ultime souhait des terroristes et de leurs soutiens. En témoigne souvent les vidéos qu’ils diffusent dans lesquelles ils fustigent le Président. Ils ne l’ont pratiquement fait contre aucun autre Président depuis le début du terrorisme.

Citoyens leaders Burkinabè ouvrons l’œil et le bon,

Aucun combat de souveraineté, ne peut se gagner dans l’émotion et la précipitation. C’est un combat de longue haleine. Il faut beaucoup de sacrifice en sang, en bien matériel et le tout dans la patience. Paix aux âmes des FDS, VDP et civil tombés dans le cadre de ce combat de patriotisme et de souveraineté. Que la terre du Faso leur soit légère. Toutes nos condoléances et courage aux familles éplorées. Toutes les grandes nations, les nations souveraines sont passées par là. Le prix de la liberté ou de la souveraineté, c’est la souffrance. Pour leur mémoire, résistons brave peuple ! Nan lara an sara.

ACLE, osons pour un monde meilleur.

La patrie ou la mort nous vaincrons !

Contact : +226 70 53 67 81

Email : acle2018.bf@gmail.com

Ibrahima TRAORE,

Président de l’Association des Citoyens Leaders.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page