Rapport 2024 de la liberté de presse au Burkina : Rencontre manquée entre le CSC et le Centre de presse Norbert Zongo

Par courrier en date du 13 mai 2024, le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) a convié le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) à une rencontre d’échanges afin de comprendre la démarche du rapport 2024 de la liberté de la presse. Cette rencontre censée se tenir le 16 mai 2024 a été écourtée du fait de l’absence du centre de presse.

Pour justifier son absence, le centre de presse a indiqué que l’étude était en phase de finalisation et qu’il jugeait cette rencontre inopportune à ce stade. « Toutefois, nous sommes dans la phase de finalisation du rapport sur l’état de la liberté de la presse au Burkina dont vous serez destinataire. Dans cette phase et avant la transmission du rapport final aux autorités, tout en appréciant hautement votre initiative, nous ne jugeons pas à ce stade opportun une telle rencontre », stipule le courrier. Pourtant, les résultats de l’étude ont été présentés à la presse au cours de la journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2024 au sein même du centre de presse.

Idrissa Ouédraogo, président du CSC-©Faso7

Le premier responsable du CSC, Idrissa Ouédraogo a souligné l’intérêt de son institution pour une telle étude. Il s’agissait d’échanger avec les responsables du centre de presse afin de comprendre davantage la démarche de l’étude. « S’il y a une étude qui est réalisée dans le secteur (communication et média, ndlr), nous sommes fondés à nous intéresser au contenu de cette étude. Je pense que c’est dans cette démarche que nous avons décidé d’échanger avec le centre de presse », a précisé Idrissa Ouédraogo, président du CSC. Plusieurs structures dont l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) ont été conviées à cette rencontre d’échange entre les CSC et le CNP-NZ.

Daniel Bonzi, directeur de la règlementation, de la médiation et du contentieux-©Faso7

Daniel Bonzi, directeur de la règlementation, de la médiation et du contentieux du CSC a rappelé les attributions du CSC que lui confère la loi organique 041-2023-AN du 21 novembre 2023. Il a indiqué que selon cette loi, « le CSC veille à la promotion de la liberté d’expression et de droit à l’information au Burkina. C’est une disposition forte, intéressante qui nous amène à nous intéresser à tout ce qui porte sur la question de la liberté d’expression et de la liberté de la presse au Burkina Faso ».

Idrissa Ouédraogo a néanmoins ajouté qu’il tirerait les « conséquences qui peuvent s’en suivre » avant de remercier la presse.

Edwige OUOBA

Faso7

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