Lutte contre le paludisme : Le SP/Palu en conclave avec des journalistes à Ouagadougou

Le Burkina Faso célèbre le 17 mai 2024 à Gaoua, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. En amont de cette célébration, le Secrétariat permanent de lutte contre le paludisme (SP/Palu) a échangé, ce mardi 14 mai à Ouagadougou, avec des journalistes. Au menu des échanges, sensibiliser les populations et attirer l’attention des politiques pour éradiquer cette maladie du Burkina Faso.

Face aux journalistes, le SP/Palu est tout d’abord revenu sur l’état des lieux de la situation du paludisme au Burkina Faso. Pour le compte de l’année 2023, il est ressorti que le paludisme a constitué le premier motif de consultation allant jusqu’à  l’hospitalisation des malades. Le nombre total des cas enregistrés se chiffrait à 10 778 465 avec 547 844 des cas graves, faisant de cette maladie la première cause de décès.

Plusieurs actions ont été menées en vue de diminuer, voire éradiquer le paludisme au « Pays des hommes intègres». Dr Yacouba Nombré, médecin de santé publique au SP/Palu a expliqué dans sa présentation que pour lutter contre cette maladie, il a été instauré une vaccination avec le vaccin RTS,S pour les enfants de 5 à 23 mois. N’étant disponible qu’au niveau de 27 districts sanitaires, il a souligné la mise en place de la campagne de chimio prévention saisonnière concernant les enfants de 3 à 59 mois.

Des dires de Dr Yacouba Nombré, toutes ces dispositions n’auront de résultats significatifs si la population n’adopte pas de bons comportements en matière d’hygiène publique. Il en veut pour preuve la stagnation des eaux usées dans les ménages et la non utilisation de moustiquaires imprégnés.

« Vous savez que le paludisme c’est une maladie de comportement. Regardez autour de vous, que ça soit des les quartiers périphériques ou les quartiers hupés, tout le temps, les gens versent de l’eau dehors. C’est une maladie de comportement. Si on avait des endroits où on allait garder ces eaux usées (…), je vous assure que nous n’allons pas avoir ces cas de maladie», a-t-il fait savoir.

Dr Sidzabda Kompaoré, secrétaire permanent de la lutte contre le palu-©Faso7

De ce fait, Dr Sidzabda Kompaoré, secrétaire permanent de la lutte contre le palu, dit attendre des journalistes de relayer les bonnes manières en termes d’hygiène publique au sein de la population. Il est aussi attendu d’eux, d’interpeller les décideurs politiques à s’intéresser davantage à la lutte contre cette maladie. Cet intérêt peut se matérialiser par la prise de mesures contraignantes pour obliger la population a adopter de bons comportements.

En matière de prise en charge du traitement de la maladie, le SP/Palu a indiqué qu’il sera question d’aller en droite ligne avec le thème mondial notamment en matière de respect du genre, de l’équité. « C’est vraiment un message en termes d’équité, de droits humains,  vers les soins dont devrait bénéficier la population, faire de telle sorte que personne ne soit laissée sur le bord de la route quand il s’agit de lutter contre le paludisme», a-t-il précisé.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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