Burkina Faso : L’ASCE-LC  renforce les capacités des acteurs de la chaîne de recouvrement des avoirs criminels

L’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC) en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a organisé avec l’Agence Nationale de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis ou Confisqués (ANAGRASC), un atelier de formation sur le recouvrement des avoirs criminels. Cette activité vise  à outiller les acteurs de la chaîne pénale de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées. La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce lundi 13 mai 2024 à Koudougou.

Débuté le lundi 13 mai 2024, cet atelier de formation sur le recouvrement des avoirs volés s’étendra jusqu’au 19 mai 2024. Plusieurs agents de diverses structures affiliées à la chaîne de recouvrement des avoirs prennent part à cette formation. Il s’agit entre autres des Contrôleurs d’Etat et les enquêteurs de l’ASCE-LC, les membres des pôles judiciaires, l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) et les Comités régionaux anticorruption (CRAC), du Réseau national anticorruption (REN-LAC) et de l’ANAGRASC.

L’objectif général est de renforcer les capacités de tous ces acteurs de la chaîne de recouvrement des avoirs dans l’exécution de leurs missions respectives. Selon le Directeur Général de l’ANAGRASC, Seydou Ouédraogo, le recouvrement efficace et efficient des avoirs volés nécessite non seulement une interaction entre plusieurs acteurs judiciaires et non judiciaires, l’utilisation des techniques d’enquête et des compétences spéciales permettant de suivre les avoirs volés au-delà des frontières nationales, mais également une capacité à agir rapidement pour éviter l’évaporation desdits avoirs.

« Dans ce processus de recouvrements des avoirs volés, il y a plusieurs maillons et chaque maillon de la chaîne suit son rôle, ses responsabilités », a-t-il souligné. Par ailleurs, il a fait savoir que la mission principale de l’ANAGRASC est d’assurer sur l’ensemble du territoire et sur mandat de la justice, au cours d’une procédure pénale, la gestion de tout bien, quel que soit sa nature, saisi ou confisqué ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire, à l’exception des biens régis par des textes spéciaux.

Le contrôleur général d’État adjoint, Urbain Milogo, tout en donnant le top départ de ce présent atelier a mis en lumière, l’intérêt du renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de recouvrement des avoirs. À l’entendre, les autorités chargées de la répression financière, les organismes de réglementation, les institutions judiciaires et autres acteurs de la chaîne de recouvrement des avoirs doivent être pleinement outillés.

« En renforçant les capacités de tous les acteurs impliqués, nous pouvons augmenter l’efficacité de nos efforts collectifs pour récupérer les avoirs illégalement acquis et poursuivre les auteurs des crimes financiers. Donc, l’importance ici n’est pas de mettre le criminel en prison. Il faut recouvrir ce qu’il a fait perdre afin qu’il ne revienne pas profiter du produit de son crime », a laissé entendre Urbain Milogo.

Le contrôleur général d’Etat adjoint, Urbain Milogo

À cet effet, il est revenu sur quatre (4) points essentiels qui seront abordés durant les six (6) jours. À l’en croire, les acteurs de la chaîne de recouvrement des avoirs doivent, d’abord, avoir une compréhension approfondie des lois nationales et internationales pertinentes, ainsi que des procédures à suivre pour « enquêter, saisir, geler et récupérer des avoirs illégalement acquis ».

Ensuite, la maîtrise des techniques d’enquête financière pour suivre les flux d’argent, identifier les transactions suspectes et recueillir des preuves admissibles en justice. De même, la collaboration et la coordination entre les acteurs concernés. Et enfin, l’Utilisation des technologies et des outils spécialisés qui permettront de suivre les traces numériques des criminels et analyser de vastes ensembles de données financières.

Dramane FAYAMA

Faso7

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