Rapport de Human Rights Watch : Des manifestants en colère devant l’ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou

Suite à la publication, il y a quelques jours, d’une déclaration conjointe des États-Unis d’Amérique et du Royaume-Uni en lien avec des accusations de massacres de civils, relevées par l’ONG Human Rights Watch (HRW) contre les Forces combattantes burkinabè, plusieurs manifestants ont organisé un sit-in de protestation devant l’ambassade des États-Unis au Burkina Faso, ce vendredi 3 mai 2024.

Devant la représentation américaine à 10h20, les manifestants ont brandi des pancartes et des feuilles de format A4 sur lesquelles on pouvait lire entre autres « We sovereign people of Burkina Faso demand to leave our territory and focus on Gaza and Ukraine ». En français « Nous, peuple souverain du Burkina Faso demandons de quitter notre territoire et de vous concentrer sur Gaza et Ukraine ». Ils scandaient également des slogans contre l’Amérique et en soutien aux pouvoirs de transition dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).

À 10h 40, l’un des 6 représentants du groupe qui ont pu rencontrer des agents de sécurité sur place dans le but de remettre une déclaration, a rapporté qu’il leur a été expliqué que l’ambassade ne reçoit les correspondances que par mail. Ils ont également été informés que l’ambassade n’est pas en service en raison de la manifestation.

À 11h36, les manifestants se sont résolus à lire leur déclaration devant la presse. En substance, ils s’insurgent contre le fait que les États-Unis et le Royaume-Uni aient fait une déclaration conjointe pour appuyer le rapport de Human Rights Watch.

Tout d’abord, ces manifestants ont jugé que Human Rights Watch (HRW), s’est précipité parce que la justice burkinabè diligente toujours une enquête qui suit toujours son cours sur ces présumés massacres. « Cette publication hâtive, sans attendre les résultats de l’enquête diligentée par la justice indépendante de notre pays, a pour objectif de réaliser un plan de déstabilisation de notre révolution, de notre peuple, comme ils ont d’ailleurs coutume de le faire », a laissé entendre Mahamadou Ouédraogo, lecteur de la déclaration.

Tout en chargeant les médias qui ont relayé les informations du HRW, les manifestants ont crié au complot. Un complot qui selon eux, consiste à jeter des accusations injustes et infondées contre les pays de l’AES, puis à appeler à des condamnations et à des prises de mesures coercitives.

En tout état de cause, ces manifestants demandent la suspension définitive au Burkina Faso de médias tels que la VOA et BBC. Ils réclament aussi l’arrêt des relations diplomatiques entre le Burkina Faso, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, jusqu’à nouvel ordre. Ils demandent, de plus, la fermeture définitive du site web de HRW au Burkina Faso.

Cherchant coûte que coûte receveur à leur déclaration, les manifestants ont décidé d’aller la remettre au ministère en charge des Affaires étrangères.

À 12h15, ils quittent donc la devanture de la représentation américaine et s’en suis une parade marquée par des klaxons et des slogans comme « IB Président », de Ouaga 2000 à Koulouba en passant par la ZAD, Dagnoen, et les 1200 Logements.

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Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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