1er Mai : La délégation spéciale de Ouagadougou interdit une marche des syndicats des travailleurs

Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des travailleurs 2024, Unité d’Action syndicale (UAS) a dû suspendre sa traditionnelle marche à l’issue de laquelle elle devait remettre un cahier de doléances au ministre en charge de la Fonction publique.

Les syndicats des travailleurs ont fait ressortir que l’interdiction de cette marche leur avait été annoncée hier 30 avril 2024 par le directeur de cabinet du ministre pour ensuite être confirmée par une lettre du président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté. Cette interdiction a été justifiée par la suspension des activités des organisations politiques et de la société civile. La situation sécuritaire a également été avancée selon eux.

« En lieu et place, le Gouvernement se propose de venir ici pour prendre ce cahier de doléances. Mais nous avons estimé que ce n’est pas d’habitude ce que nous faisons. Nous avons donc répondu au Gouvernement que d’habitude, nous faisons la marche et nous passons lui remettre nos doléances au niveau du ministère de la Fonction Publique. Cette année, si le Gouvernement refuse la marche, nous préférons maintenir notre meeting et nous reviendrons à lui pour la suite », a expliqué Marcel Zanté, Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB).

Marcel Zanté a aussi souligné que ce n’est pas une demandé de marcher qui a été adressée à la délégation spéciale de Ouagadougou mais plutôt une information sur la marche.

« Le PDS nous refuse donc d’emprunter les artères pour aller remettre notre cahier de doléances en citant le contexte. Pourtant dans ce même contexte, nous avons marché l’année passée pour aller remettre nos doléances. Dans ce même contexte aussi, beaucoup d’organisations aussi favorables du pouvoir en place ont eu donc à manifester dans la ville de Ouagadougou », a ajouté Marcel Zanté.

Notons par ailleurs que dans le contenu de leur plate-forme revendicative, les syndicalistes ont 48 doléances, séparées en quatre parties, notamment la sécurité des populations et de leurs biens ; le respect de l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales ainsi que la promotion du travail décent ; l’assainissement de la gestion des ressources nationales ; la garantie du pouvoir d’achat.

Par ailleurs, les syndicats ont demandé l’annulation du licenciement du Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Moussa Diallo.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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