Burkina Faso : La 53e promotion des sous-officiers de la police nationale prête serment

745 sous-officiers de la police nationale ont prêté serment ce mercredi 24 avril 2024, au Tribunal de Grande Instance (TGI) Ouaga 1. Tous de la 53e promotion, ces sous-officiers de la Police nationale sont en fin de formation.

“Je jure sur l’honneur de remplir avec discipline et intégrité, ma profession dans le strict respect de la loi et de me soumettre aux obligations qu’elle m’impose”. C’est par cette formule, consacrée par l’article 93 de la loi portant statut de la Police nationale que la 53e promotion des sous-officiers de la police nationale, a prêté serment au TGI Ouaga1. Forte de 745 policiers, cette cuvée a prêté à la porte de leur sortie de promotion marquant la fin de leur formation.

Au cours de cette prestation de serment, le substitut du Procureur Tarsida Komi a, dans ses réquisitions, cité quelques articles relatifs à leur métier. Il a laissé entendre que cette audience a une exigence légale et  “prêter serment n’est pas un acte banal”.

“Je jure sur l’honneur de remplir avec discipline et intégrité, ma profession dans le strict respect de la loi et de me soumettre aux obligations qu’elle m’impose”, formule de prestation.

Le procureur a rappelé aux futurs policiers qu’ils ne sont pas politiciens.  “Vous n’êtes pas là pour faire la politique. Laissez la politique aux politiciens et aux politicards”, a-t-il déclaré, en notant qu’ils sont tenus d’honorer le drapeau national.

Rappelant les missions des agents de police judiciaire au titre de la police judiciaire, il a laissé entendre qu’il serait bon pour ces policiers en train de sortir pour exercer leur mission, qu’ils s’approprient de leur loi. La loyauté est un élément important, de son avis. “Vous devez respect à vos supérieurs hiérarchiques. Faites preuve de franchise, servez avec honnêteté et dévouement vos chefs”, a-t-il dit.

Cette 53e promotion de l’Ecole Nationale de la Police compte 745 sous-officiers.

“En cas de parjure relativement à votre serment, vous vous exposez, vous encourez des sanctions disciplinaires, vous encourez également des sanctions pénales”, a ajouté le procureur en leur adressant ses félicitations.

Il leur a également demandé d’avoir dans leurs missions les comportements qui découlent de leur devoir de serment.

Le juge au Tribunal de Grande Instance Ouaga 1, Yves Mané, président de l’audience de prestation de serment, à son tour, a invité les sous-officiers de la Police nationale à exercer leur profession dans le strict respect de la loi avec discipline et à se soumettre à toutes les obligations que cela leur impose.

“Le serment est le commandement de votre métier. Du début jusqu’à la fin de votre carrière, c’est votre boussole. C’est ce sur quoi vous devez marcher”, a-t-il déclaré.

De son avis, les actes que les juges, les procureurs posent à l’égard des citoyens, surtout en matière de code pénal, sont généralement fondés sur ce que les policiers leur disent à travers les procès-verbaux.

“Vous êtes l’œil, vous êtes le bras de la justice. Tout ce que vous poserez comme acte dans le cadre de votre métier doit être neutre (…) Nous ne voulons plus de policiers à la barre. Souvent ce sont des situations dans lesquelles nous, nous sommes gênés”, a apprécié le juge Mané.

“Vous êtes l’œil, vous êtes le bras de la justice », juge au Tribunal de Grande Instance Ouaga 1, Yves Mané, président de l’audience de prestation de serment.

Le directeur général de l’Ecole Nationale de Police, le commissaire divisionnaire de police Oumarou Songné, a invité ses éléments à se rappeler de cette prestation de serment dans l’exercice de leur fonction prochaine.

“Cette prestation de serment doit être considérée comme une boussole », commissaire divisionnaire de police Oumarou Songné, directeur général de l’Ecole Nationale de la Police.

“Cette prestation de serment doit être considérée comme une boussole, un guide pour les élèves policiers d’aujourd’hui dans l’exercice de leur fonction. Ça veut dire qu’à tout moment qu’ils sont face à l’application de la loi, ils doivent penser au serment qu’ils ont prêté, qui les engage devant la loi et devant la population du Burkina Faso”, a-t-il indiqué.

En rappel, cette prestation de serment renvoie à l’application des dispositions de la loi, qui régit les policiers, en fin de formation, et qui doivent être projetés sur le terrain dans l’exercice de leur fonction. 

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