Alliance des Etats du Sahel : Les centres nationaux d’alerte précoce du Burkina et du Mali en conclave

Le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) du Mali et le Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR) du Burkina Faso, tiennent du 23 au 26 avril 2024 à Ouagadougou une rencontre de partage d’expérience des deux institutions. La cérémonie d’ouverture des travaux s’est déroulée le 23 avril 2024.

«Contribution des centres nationaux d’alerte précoce et de réponse dans la prévention et la mitigation des risques de sécurité humaine dans le Sahel», c’est sous ce thème que se tient la visite de partage d’expérience entre les deux institutions en charge du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques. Durant 3 jours, les acteurs maliens et ceux du Burkina Faso suivront des ateliers sur l’apport des centres d’alerte précoce dans l’espace AES.

A travers les thématiques des ateliers tel que «Comprendre l’AES à travers l’examen de la charte de l’AES» et «Place et rôle des centres nationaux d’alerte précoce et de réponse dans le dispositif de l’AES», l’inspecteur général de police, Wennélesida Darga, secrétaire permanent du centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse (CN-CMAPR) du Burkina Faso, a expliqué que cette séance de travail s’est voulu afin de fédérer les actions des pays de l’AES en matière d’alerte et de sécurité humaine.

Les membres du présidium à la cérémonie de lancement ©Faso7

Pour lui, en tant que des instances qui se veulent être un outil d’aide à la décision, les résultats qui sortiront de ces échanges seront proposés aux  gouvernements des deux pays.

«Depuis le 16 septembre, nos autorités ont signé la charte du Liptako Gourma qui consacrait la naissance de l’Alliance des États du Sahel. C’est conformément aux objectifs de cette charte que nous avons voulu aussi nous conformer, nous mettre ensemble puisque nos pays partagent les mêmes réalités. Nous vivons au quotidien les mêmes réalités pour ensemble voir quelles sont les actions que nous pourrons mener dans une logique d’anticipation», a-t-il ajouté.

Le colonel-major Oumar Niguizié Coulibaly, directeur général du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) du Mali a lui aussi jugé important la tenue de cette rencontre. De ces dires, il était de bon ton que la partie malienne puisse rejoindre les acteurs burkinabè afin  de concrétiser l’alliance qui existe. Ça sera l’occasion, dit-il, de faire valoir pleinement leur rôle d’aide à la décision au gouvernement.

«Nos autorités ont exprimé cette volonté que nous soyons ensemble. Il est important de concrétiser cette alliance, il était important que nous faisions le déplacement pour échanger non seulement sur nos bonnes pratiques, mais aussi échanger sur comment nous pourrions  ensemble jouer notre rôle d’aide à la décision», a-t-il expliqué.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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