Cinéma : La série “Les divers de Sacré” en hommage à Sacré Seydou Ouédraogo et Missa Hébié

Faso Films a procédé au lancement officiel de sa nouvelle série intitulée “les divers de Sacré” ce 18 avril 2024 à Ouagadougou. Le premier épisode de la série a été projeté à l’Institut de l’image et du son (ISIS) en présence de la presse et des partenaires techniques et financiers.

C’est dans une salle pleine à craquer que le premier épisode de la série “les divers de Sacré”, réalisée par Ibrahim Hébié, fils du défunt cinéaste Missa Hébié, a été diffusé. Le titre de la série fait référence à Sacré Seydou Ouédraogo, journaliste et chroniqueur de l’émission  radiophonique “les faits divers de Sacré Seydou”, décédé le 28 août 2017. 

L’épisode 1 “la bonne à tout faire” relate l’aventure de Jean, un homme marié, père d’un enfant qui trompe sa femme avec sa fille de ménage Sali. Sa femme Alice finit par découvrir le pot aux roses un peu tardivement car Jean aura déjà réussi à engrosser sa fille de ménage. 

Pour le réalisateur, cette série a pour but d’interpeller les populations sur leur mauvais agissements aux conséquences innombrables. Il s’agit également pour lui de prôner un retour aux bonnes valeurs et mœurs de la société. “C’est un rassemblé de faits divers. C’est-à-dire que chaque histoire raconte un fait divers. Donc c’est pour attirer l’attention des gens par rapport à leurs comportements. Aujourd’hui, les gens se lâchent. C’est donc une piqûre de rappel pour les différents comportements tordus de revenir sur les bonnes valeurs pour éviter certains dérapages”, a expliqué le réalisateur.

Ibrahim Hébié, réalisateur de « les divers de Sacré »-©Faso7

La réalisation de cette série avec le concours de l’Union européenne et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), est aussi un hommage au père du réalisateur Missa Hébié, décédé le 26 septembre 2018 et bien évidemment au chroniqueur Sacré Seydou. Selon le réalisateur, ce dernier a même collaboré avec lui avant de ranger définitivement sa plume. “C’est un honneur pour moi de participer d’abord à ce projet parce que c’est un projet qui a démarré au départ avec mon défunt père Missa Hébié. Par la suite, j’ai pris le projet et j’ai rencontré le chroniqueur avec lequel on a discuté beaucoup sur les différents points”, a-t-il indiqué.

Parti pour produire 3 épisodes, c’est au final 9 épisodes de 26 minutes chacun sur 26 épisodes qui sont produits pour le grand bonheur des amateurs des séries. Le ministère de la Culture par la voix de son représentant Evariste Poda, secrétaire technique du Centre national du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée, a promis d’accompagner le jeune réalisateur afin de poursuivre le tournage. “Le ministre d’Etat, chaque fois qu’il a l’occasion d’être là physiquement a toujours répété que le cinéma par ces temps-ci est une arme redoutable pour la résilience et pour la reconquête de notre identité (…) Le ministère en charge de la Culture continuera comme il le fait déjà, à soutenir de telles initiatives” a assuré Evariste Poda.

Evariste Poda, secrétaire technique du Centre national du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée-©Faso7

Le scénario de la série a été écrit par le réalisateur lui-même, Abdou Zouré, journaliste et directeur de publication de votre média en ligne Faso7 et Obadini, un autre scénariste. Le réalisateur a rassuré que des derniers réglages concernant la paperasse restent à faire avant la diffusion de la série sur les petits écrans. Les populations pourront ainsi savourer ces 9 histoires détachées les unes des autres, mais tout aussi intéressantes.

Edwige OUOBA

Faso7

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