Burkina Faso: Un projet voit le jour pour promouvoir l’accès à la justice des personnes en détention

Le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) a initié ce 12 avril 2024 à Ouagadougou, un atelier d’approbation et de lancement du projet dénommé « Accès à la justice des personnes en détention » au Burkina Faso. C’est un projet qui vise à assurer l’assistance juridique et judiciaire au profit des personnes en détention ainsi que le renforcement des capacités des acteurs de l’univers carcéral.

Prévu pour s’étendre sur une durée de 23 mois, soit de février 2024 à décembre 2025, le projet  « Accès à la justice des personnes en détention » entend œuvrer à la promotion de l’accès à la justice des personnes privées de liberté. Il concerne les détenus de sept (7) maisons d’arrêt et de correction à savoir celles de Banfora, Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma, Kaya, Koudougou, Ouagadougou et Ouahigouya.

Pour la mise en œuvre pratique du projet, le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ) veut axer sa stratégie sur deux phases. La première, selon Abel Kafando, responsable du projet, consiste à faire une approche directe auprès des détenus afin de permettre à ces derniers de s’impliquer dans la recherche de solutions. L’assistance des détenus, dit-il, sera assurée par des juristes avertis qui animeront des cliniques juridiques pour l’occasion.

« La méthodologie ici sera d’employer sept (7) juristes spécialisés dans le droit pénitentiaire, dévoués et compétents, formés et encadrés par un professionnel du droit. Cette méthodologie d’assistance permettra de réaliser notre intention d’approcher le phénomène sous l’angle des droits humains, de faire participer le détenu à  la recherche de solutions à sa situation»,  a précisé le responsable du projet.

La deuxième phase quant à elle consistera à approcher les différents acteurs de la chaîne pénale pour les outiller sur les mécanismes juridiques, administratifs et institutionnels de protection des droits des détenus. Ensuite, ces acteurs seront conviés à une série d’ateliers de renforcement de capacités en vue « de promouvoir un environnement favorable à la promotion des personnes détenues».

Le ministère de la Justice, des droits humains, se réjouit de la tenue de l’atelier d’approbation du projet, car il s’inscrit en droite ligne avec la politique sectorielle du Burkina Faso en matière de justice et des droits humains. Pour parvenir à la mise en œuvre de cette politique sectorielle établie depuis 2018, Geoffroy Yogo, le représentant du ministre à cet atelier d’approbation, a indiqué que l’État a besoin des organisations de la société civile, notamment le CQDJ.

« Je suis convaincu que les interventions de ce projet à travers l’offre d’assistance juridique et judiciaire et l’éducation aux droits humains au profit des pensionnaires des maisons d’arrêt et de correction ciblées participeront à relever ces défis qui demeurent une priorité pour mon département », a-t-il dit.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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