Burkina Faso : La FADEB outille des journalistes et communicateurs sur les notions du droit musulman

Pour la 6e fois consécutive, la Fondation Albouchra pour l’éducation et le développement au Burkina (FADEB) a organisé, le 4 avril 2024 à Ouagadougou, une séance de causerie-débat avec le réseau des journalistes et communicateurs musulmans du Burkina Faso (REJCOM-BF).

Pour cette présente édition, les journalistes et communicateurs ont été outillés sur les notions du droit musulman.

Désormais, il est attendu de ces journalistes et communicateurs d’être professionnels dans l’exercice de leur métier. A travers ces séances de causerie-débat, il a été question de mettre en exergue plusieurs thématiques afin de permettre aux hommes de médias musulman de comprendre davantage le message islamique.

Du point de vue de Amadé Adama Soro, président de la fondation Albouchra pour l’éducation et le développement au Burkina (FADEB), la tenue de ces échanges se situe dans la complexité de la langue arabe qui est assez utilisée pour véhiculer les informations en lien avec l’islam. De ce fait, dit-il, il y va de soit que ceux qui transmettent ces informations aux communautés religieuses soient tous situés sur les bonnes terminologies.

« Quand on est journaliste, il faut manipuler les concepts avec dextérité, avec prudence. C’est dans ce sens que nous avons jugé qu’il était opportun de réunir les frères, autour de ces thèmes pour qu’ensemble, on puisse dégager des pistes de réflexion pour que la compréhension soit la chose la mieux partagée », a précisé Amadé Adama Soro.

Les participants ont marqué leur satisfaction quant à la tenue de ce cadre d’échanges, notamment sur les droits fondamentaux en l’islam. Pour ces journalistes issus du réseau des journalistes et communicateurs musulmans du Burkina Faso (REJCOM-BF), cela leur permettra d’en savoir plus sur les prescriptions de cette religion. Ils disent ainsi repartir assez outillés pour mettre en application les différents enseignements.

J’attends d’eux le professionnalisme, à ce qu’ils donnent ce qu’ils ont appris ici et aller former d’autres personnes

« C’est une opportunité que la fondation Albouchra avec le soutien de Cheick Soufi Moaz qui nous accompagne dans la recherche de la connaissance. Cela va nous permettre d’avoir de meilleurs outils pour pouvoir non seulement pratiquer notre religion, mais aussi contribuer dans nos différentes rédactions dans le commentaire du message de l’islam », s’est exclamé Abdoul Karim Ouédraogo, président du REJCOM-BF.

Le parrain de cette édition, Cheick Soufi Moaz Ouédraogo, guide spirituel de la communauté des Soufis, a souhaité à ses filleuls de savoir faire preuve de professionnalisme partout où ils se trouvent et surtout en cette situation de crise que traverse le Burkina Faso. De ces dires, il fait ressortir que la non maîtrise d’un sujet, notamment celui en lien avec la religion, peut causer d’énormes conséquences.

« Les former, les faire comprendre les choses avant de commenter, ça, c’est une grande chose. J’attends d’eux le professionnalisme, à ce qu’ils donnent ce qu’ils ont appris ici et aller former d’autres personnes », a souhaité Cheick Soufi Moaz.

Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7

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