Burkina Faso : La communication médiatique et numérique au cœur des ateliers Sankaristes

Après l’étape de Koudougou, les ateliers Sankaristes ont tenu une conférence ce samedi 23 mars 2024 à Ouagadougou sous le thème, « la place de la culture médiatique et numérique dans les enjeux de sécurisation du Burkina Faso ».

Selon Bationo Assane, commissaire général des ateliers Sankaristes, il s’agit d’une initiative qui consiste à ressusciter l’idéologie de Thomas Sankara. « Thomas Sankara, c’est aussi les questions de souveraineté, c’est aussi la communication stratégique pour permettre au peuple de comprendre certains enjeux stratégiques en termes de développement. C’est ’est aussi les questions d’entreprenariat », a-t-il déclaré.

Trois  conférenciers se sont entretenus avec les participants sur le thème principal, « La place de la culture médiatique et numérique dans les enjeux de sécurisation du Burkina Faso ». Au cours de cette conférence, ils ont interpellé  la population burkinabè sur la prolifération des fake news.

Il a laissé entendre que les fakenews constituent un obstacle dans le processus de lutte contre le terrorisme et dans la poursuite de la reconquête du territoire national. « Les forces combattantes engagées sur les théâtres des opérations, parfois cela ne leur facilite pas la tâche. L’objectif de ces ateliers Sankaristes c’est revenir dessus, essayer de sensibiliser les uns et les autres afin que chacun puisse utiliser à bon escient son smartphone», a-t-il déclaré.

Selon Bationo Assane, commissaire général des ateliers Sankaristes, il s’agit d’une initiative qui consiste à ressusciter l’idéologie de Thomas Sankara.

Dans sa communication sur le comportement des citoyens face à la prolifération des fakenews Raphaël Aspavati, journaliste-formateur en factcheking et data journalisme,  a invité les populations à s’éloigner des fakenews. « Quand on est sur les réseaux sociaux, c’est d’être très prudent par rapport à toutes les informations qu’on rencontre et qui sont ventilées sur les réseaux sociaux. Cette prudence va amener à ne pas produire des informations erronées,  à ne pas compliquer la tâche aux forces de défense et de sécurité,  surtout de ne pas propager de fausses informations », a-t-il noté.  

De son côté, le journaliste Ousmane Sawadogo a noté qu’il est important de sensibiliser les populations pour éviter la propagation des fausses informations. Il a laissé entendre que les  médias jouent un grand rôle dans la lutte contre le terrorisme.

« Du fait qu’il y a cette question des fakenews, des  réseaux sociaux, tout le monde aujourd’hui veut porter la casquette de journaliste, mais tout le monde n’est pas journaliste.  Du coup, aujourd’hui, nous sommes confrontés à des difficultés avec des personnes qui aussi s’érigent en journalistes qui apportent des informations qui viennent souvent contrarier les informations vraies des  médias », a-t-il affirmé.

Selon le journaliste Ousmane Sawadogo, les médias doivent évoluer dans le traitement de l’information tout en mettant en avant l’intérêt supérieur de la nation.

Il a précisé que les médias doivent évoluer dans le traitement de l’information tout en mettant en avant l’intérêt supérieur de la nation.

A l’issue de l’étape de Ouagadougou, les ateliers Sankaristes comptent poursuivre leurs conférences à Bobo Dioulasso.  

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