Projet WURI : Des journalistes et communicants à l’école de l’identifiant unique des personnes physiques

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) au Burkina Faso, des journalistes, des communicants et des blogueurs ont pris part à un atelier, le 14 mars 2024 à Ouagadougou, en vue de renforcer leurs connaissances sur l’identifiant unique des personnes physiques.

L’identifiant unique des personnes s’entend comme un numéro électronique attribué à tous Burkinabè et à toutes les personnes vivant au Burkina Faso à travers leurs données personnelles. Au-delà des données personnelles communément demandées à savoir le nom, le prénom et la date, l’identifiant unique (IU) intègre la prise en compte des données biométriques comme la photographie ou l’image faciale, les empreintes digitales et les images d’iris. Selon Abdoul Karim konseiga, Assistant en architecture des systèmes informatiques, cette particularité témoigne de «l’unicité de la personne».

«La mise en œuvre de ce projet permettra de prouver l’unicité de la personne qui permettra de montrer que la personne qui possède cette CNIB ou cet acte de naissance ou tout autre identifiant est la même», a précisé Adrien Ounteni Yonli, représentant du coordonnateur du projet WURI.

Prévu s’étendre de 2020 à 2026, le projet WURI regroupe 6 pays de l’Afrique de l’Ouest dont la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso. A terme, il vise à enregistrer toutes les couches de la population dans la base de données afin de leur permettre de bénéficier des services publics. Pour les premiers responsables de WURI, l’identifiant unique est une facilité offerte à la population et sera intégré dans tous les services publics telle que l’éducation, la santé, l’inclusion financière.

Plus loin, Adrien Ounteni Yonli, a expliqué que l’IU ne saurait remplacer les documents d’identification classique telle que la carte nationale d’identité burkinabè, l’extrait de naissance et le passeport, mais il contribuera plutôt à «renforcer la fiabilité de ces titres d’identité».

Sur les questions liées à la sécurité des données collectées, le juriste Arsène Yabré a rassuré que le projet va en droite ligne avec la loi sur la protection des données personnelles et les standards en matière de sécurité des systèmes d’information. Il collabore ainsi avec la commission de l’informatique et des libertés (CIL) et l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour plus de fiabilité.

Au regard de tous ces aspects, il était de bon ton pour la coordination du projet de convier les journalistes et communicants afin qu’ils puissent appréhender la notion de l’identification unique. C’est aussi l’occasion de faire le relais et de sensibiliser la population sur le bien fondé de cette initiative.

«nous sommes conscient que pour réussir le projet, la communication est importante. C’est ce qui explique que nous ayons convier les journalistes et communicateurs pour leur permettre de comprendre la notion de l’identification pour permettre de communiquer avec nous afin que nous puissions atteindre les objectifs escomptés», a conclu le représentant du coordonnateur.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

 

 

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