Publicité dans la ville de Ouagadougou : Les acteurs du secteur en conclave pour le respect des textes 

Les acteurs du secteur de la publicité au Burkina Faso en collaboration avec l’agence de développement économique et urbain de la commune de Ouagadougou tiennent du 13 au 14 mars 2024, un atelier de réflexion sur la publicité dans la ville de Ouagadougou. Il sera question pour eux de faire l’état des lieux de l’application des textes et de recenser les difficultés pour trouver des solutions consensuelles.

Au regard des difficultés qui minent le secteur de la publicité, notamment l’implantation non autorisée des panneaux publicitaires, le non-respect de l’obligation d’identification des panneaux et l’existence de régies clandestines ou non autorisées, les acteurs de la publicité vont durant 48 heures, échanger à bâtons rompus avec les autorités de la commune pour trouver des consensus.

Ce cadre de concertation va permettre d’établir les difficultés que traversent les publicitaires dans l’exercice de leur fonction, et ce, au bénéfice de la commune et des entreprises de communication. Selon Salif Sanfo, président de Publicitaires associés, l’association professionnelle des entreprises de communication, l’assainissement de la profession doit être de mise afin de permettre aux acteurs et aux collectivités territoriales de bénéficier des retombées économiques.

A cela, s’ajoute le respect et l’application de la loi n°080-2015/CNT portant réglementation de la publicité au Burkina Faso qui génère « malgré ces difficultés plusieurs centaines de millions pour la mairie et pour les entreprises ». 

Salif Sanfo, président de Publicitaires associés

« Les transitions sont les moments idéaux pour faire les réformes. Nous sommes convaincus qu’à l’issue des 48 h de travaux avec l’ADEU, nous allons mettre en place le dialogue permanent entre les publicitaires et la commune de Ouagadougou et à chaque fois que le besoin nous réunit pour trouver des solutions », a expliqué Salif Sanfo.

Le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, s’est quant à lui, réjouit de la tenue de cet atelier. Pour lui, cela permettra de lever les amalgames sur l’exploitation des espaces publicitaires et par le même temps, lutter contre la concurrence déloyale au profit de qui respecte la législation en matière de publicité.

Il a aussi exprimé sa volonté d’instaurer un dialogue permanent pour les publicitaires afin d’avoir une gestion plus efficace.

« Que ce soient les acteurs de la publicité, que ce soit la commune de Ouagadougou, nous avons intérêt à se donner la main pour offrir à la population, des publicités saines qui puissent vraiment atteindre les objectifs que nous voulons », a-t-il souligné.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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