Musique : Isacco sort son nouveau clip intitulé “On s’amuse”

Le 10 février 2024, Isaac Murwanashyaka Nzabonimana, plus connu sous le nom d’Isacco, artiste chanteur Rwandais, a mis sur le marché de disque, son nouveau clip intitulé “On s’amuse”. Réalisé en collaboration avec Julien Bmjizzo, ce clip vidéo du style afrobeat a enregistré plus de 120 000 vues en moins d’une semaine sur YouTube.

« Pour moi, c’est un clip de belle facture. Le retour que j’ai me rend confiant quant à son succès », telle est l’appréciation d’Isacco à la sortie de son nouveau clip accompagnant le titre « On s’amuse ». En moins d’une semaine, dit-il, le clip a cumulé plus de 123 000 vues sur YouTube. C’est une nouvelle réussite pour le natif du Rwanda après son premier single « Nonaha » (Maintenant en langue locale, Ndlr), sorti en 2016. De quoi réjouir Isacco qui n’a pourtant pas connu une enfance facile.

Bien avant d’être un chanteur à succès, Isaac Murwanashyaka Nzaboniman a vécu depuis l’âge de trois ans sous le statut de réfugié suite au Génocide qui a ébranlé le Rwanda. Il a été élevé par son frère aîné, Kubwimana, qui a pris soin de lui alors qu’ils étaient séparés de leurs parents.

« Tant qu’on respire, il faut se dire qu’il y a encore de l’espoir » (Isacco)

Au fil du temps, l’auteur du titre “On s’amuse” côtoyait le studio de son cousin qui était producteur à cette époque. La passion de la musique va naître en Isacco à travers l’occasion que lui offrait son cousin en allant aux différents concerts et à travers les rencontres avec de grands artistes. Dès lors, il enregistre sa première chanson avec le concours de son cousin. « La musique m’a beaucoup aidé à sortir de ma situation de tristesse et de timidité », a-t-il confié.

« Dans le domaine musical, en son temps, l’artiste qui a changé ma manière de vivre, c’est l’artiste EKO DYDDA qui avait un succès incroyable », a expliqué plus loin Isacco, avant d’ajouter que cet artiste l’a été d’un grand soutien tant du côté personnel qu’au niveau de la musique.

« J’étais déjà devenu exclave de la musique »

Pendant ses études en France, Isacco rencontre d’autres passionnés de musique. Très vite, ils vont monter un groupe en 2012 du nom d’IC-KS composé de trois membres. Mais, en 2015, les contraintes professionnelles obligent chacun à abandonner le groupe, alors qu’Isacco était « déjà devenu esclave de la musique ». « J’ai alors décidé de continuer mon chemin en solo », a-t-il souligné.

Le chemin jusqu’à la réussite n’a pas été un fleuve tranquille pour l’artiste chanteur. De son statut de réfugié, explique Isacco, il a été confronté à la solitude même pendant son cursus scolaire. Il impute cette posture au vide créé par l’absence de ses parents. Il va très vite combler ce vide avec la musique qui lui a permis de s’ouvrir au monde.

La situation de réfugié qu’a connue Isaac Murwanashyaka Nzabonima l’a bien forgé et a contribué à booster sa carrière musicale. Pour lui, « une fois que vous sortez de cette situation, il y a une expérience inimaginable que vous gagnez ». Après cette situation, Isacco décide de ne véhiculer que de la bonne humeur. A travers ses chansons, son but est de permettre à chaque personne d’avoir de la joie au cœur.

« Tant qu’on respire, il faut se dire qu’il y a encore de l’espoir »

Après la sortie de son nouveau clip, Isacco entend continuer à travailler sur son deuxième album dont la sortie officielle est prévue pour fin 2024. Plusieurs collaborations seront au rendez-vous sur cet album notamment avec des artistes de renommée du Kenya. Bien avant la sortie de cet album, l’artiste invite ses mélomanes à un concert le 06 avril 2024 lors d’une soirée dansante bal masqué en compagnie de la star camerounaise, Mani Bella.

Isacco et Floby

A la question de savoir comment Isacco compte impacter positivement le monde, l’artiste chanteur Rwandais répond qu’il se servira toujours de la musique pour semer de la joie dans le cœur de chacun, en particulier les réfugiés. Pour lui, le leitmotiv est « tant qu’on respire, il faut se dire qu’il y a encore de l’espoir pour un avenir meilleur », et il n’hésite pas à venir en aide aux enfants réfugiés en payant leurs études.

Au Burkina Faso, Isacco connaît quelques artistes qui font également la fierté du contient africain. « Je fais la connaissance de Floby que j’admire beaucoup. J’ai écouté certains de ses chansons et j’avoue qu’ai beaucoup aimées. Nous avons été sur le même plateau à Paris quand il était là pour son concert. J’étais là pour parler de mon album et lui de son concert. On a beaucoup fraternisé », a-t-il confié tout en indiquant qu’il n’écarte pas l’idée d’une collaboration avec le « Baba national»

Faso7

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