Prévention contre les actes de torture : Des acteurs étatiques et non-étatiques à l’école de la CNDH à Bobo-Dioulasso

La commission nationale des droits humains (CNDH) organise un atelier de renforcement des capacités des acteurs étatiques et non-étatiques sur la pratique de la torture et autres pratiques assimilées les 18 et 19 décembre 2023 à Bobo-Dioulasso. La cérémonie d’ouverture des travaux est intervenue ce lundi 18 décembre 2023 dans la ville de Sya.

Sensibiliser les acteurs de la chaîne pénale sur la nécessité de prévenir les actes de torture est le principal objectif de cet atelier initié par la commission nationale des droits humains (CNDH). Selon Kouzodon Dah, le représentant de la présidente de la CNDH, la torture est l’ensemble des douleurs et souffrances physique ou mentales ou psychologiques infligées à un individu par un agent qui répond de l’État afin d’obtenir des informations ou des aveux.

« La connaissance de ce cadre va leur permettre dans l’exercice de leur mission de travailler avec professionnalisme de sorte à prévenir les actes de torture », s’est-il félicité. À la fin de cette session de formation, les participants devront maîtriser la cadre juridique international, national et régional qui lutte contre la torture. Aujourd’hui, indique-t-il, le constat montre que la pratique a beaucoup diminué et tend même à disparaître.

Selon ses propos, il y a des allégations d’actes de torture commises sur des personnes gardées à vue ou détenues dans des maisons d’arrêt et de correction. « Ces allégations disent que ces personnes ont subi des actes de torture pendant leur détention dans une cellule de la police ou de la gendarmerie », a-t-il dit avant de rassurer que jusqu’à présent, ces allégations restent telles et les investigations n’ont pas été approfondies à ce niveau pour aboutir à la véracité des faits.

Pour le représentant de la présidente du CNDH, cet atelier prend en compte diverses composantes et chacune d’elles joue un rôle essentiel. « Les OSC constituent un maillon essentiel dans la veille citoyenne. Quant aux agents de la santé, il peut arriver qu’on demande leurs expertises pour savoir si les blessures sont issues d’un acte de torture ou à défaut définir la circonstance dans laquelle elle a lieu. Pour les autorités coutumières et religieuses, il arrive par moment que des gens mentalement instables soient internés, souvent enchaînés dans des centres qui se développent au village dans des conditions difficiles », a-t-il justifié.

Durant ces 48 heures, les participants vont avoir des notions sur la torture, les traitements cruels, inhumains et la présentation du cadre juridique de la CNDH. Au nom de la commission, Kouzodon Dah a précisé que la torture et les pratiques assimilés constituent une grave violation des droits de l’homme.

Il faut rappeler que la CNDH vise à prévenir contre la torture et les pratiques assimilées, de visiter avec un droit d’accès sans restriction, les lieux de privation de liberté ainsi que leurs installations et leurs équipements.

Moussa Koné (collaborateur)

Faso7

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