Développement durable : Le Burkina Faso et les Nations unies redéfinissent leur coopération

Le Burkina Faso et les Nations unies ont signé, dans l’après-midi de ce jeudi 22 juin 2023, le Plan d’action intérimaire des Nations Unies pour le développement durable au Burkina Faso (UNIDAP 2023-2025). Il s’agit d’un nouveau cadre de coopération pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

Le Cadre de coopération débuté en 2021 tire vers sa fin et les parties prenantes dont le Burkina Faso et le Système des Nations unies ont décidé de mettre en place un nouveau plan qui prend en compte les réalités du moment.

Selon la ministre des Affaires étrangères, Olivia Rouamba, le plan est un témoignage de l’engagement du système des Nations unies avec les autorités de la Transition sur les fonds du développement de l’aide humanitaire et de la consolidation de la paix.

« Ce plan qui se présente comme le nouveau cadre de coopération entre le Système des Nations unies et le Burkina pour la période 2023-2025 permettra de fournir une aide au développement et une aide humanitaire suivant les 4 piliers des ODDs en mettant l’accès sur la cohésion sociale et la réconciliation comme moyen d’assurer un lien soudé entre humanitaire et développement et la paix » a-t-elle expliqué.

Cette approche innovatrice se veut un changement afin de réduire le nombre de personnes dépendantes de l’aide humanitaire, de l’avis du ministre des Affaires étrangères.

Le nouveau plan représente l’offre des Nations unies pour accompagner le Burkina Faso. « Nous apprécions fortement ce document parce qu’il est aligné avec nos priorités que nous avons définies dans le plan d’action de stabilisation et de développement à travers 4 piliers essentiels le premier portant sur la sécurité, le 2e sur l’action humanitaire, le 3e sur la gouvernance et le 4e sur la réconciliation », a affirmé le ministre de l’économie, Dr Aboubacar Nacanabo.

Il a également appelé le Système des Nations unies à revoir certains termes utilisés dans le document dont l’aspect de la réconciliation et le terme qualifiant les groupes armées terroristes. « Nous espérons que dans la mise en œuvre, les différents éléments qui ont été définis dans le document seront pris en compte et que les priorités du gouvernement seront mis au-devant », a-t-il espéré.

C’est un plan qui répond aux priorités des autorités

Il est important que le nouveau cadre qui est co-construit avec les autorités puisse permettre l’alignement des priorités des autorités de la Transition, de l’avis de Aboubacar Gnon-Kondé, Coordonnateur résident/Coordonnateur Humanitaire du Système des Nations Unies.

S’agissant des remarques faites par le ministre en charge de l’économie, le Coordonnateur Humanitaire du Système des Nations Unies n’a trouvé aucun inconvénient. « C’est un plan qui répond aux priorités des autorités. Donc, il est clair que nous ne pouvons qu’accepter ces observations, nous assurer qu’elles sont correctement reflétées dans le document parce que nous travaillons ensemble », a-t-il déclaré.

D’ici 2025, ce Plan d’action intérimaire des Nations unies pour le développement durable au Burkina Faso devra permettre d’atteindre, entre autres, la consolidation de la paix et la cohésion sociale, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’accès des populations aux services sociaux de base de qualité est amélioré.

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