Surveillance à base communautaire : La Croix-Rouge Burkinabè fait le bilan de 18 mois de mise en œuvre

La Croix-Rouge Burkina va procéder au cours d’un atelier ce vendredi 20 janvier 2023, à l’examen des résultats du projet de surveillance à base communautaire. Mis en œuvre depuis maintenant 18 mois, ledit projet consiste à surveiller l’apparition ou l’évolution des maladies transmissibles dans les communautés par les volontaires de la Croix-Rouge. La rencontre du jour offre l’occasion aux différentes parties de faire le bilan des activités et de réorganiser les prochaines étapes.

Cela fait maintenant 18 mois que les volontaires de la Croix-Rouge Burkinabè font de la surveillance à base communautaire des maladies transmissibles. Et ce, dans le cadre de la mise en œuvre du projet surveillance à base communautaire. Selon Amadou Amadou Maïga, le représentant du Secrétaire général de la Croix-Rouge Burkinabè à cet atelier, la tenue de cette rencontre était nécessaire.

« Nous allons faire le bilan après 18 mois de mise en œuvre. Faire notre autocritique pour voir ce qui a été bien fait et ce qui a été mal fait et améliorer pour poursuivre. La Croix-Rouge va être toujours aux côtés des communautés et comme vous le savez, notre principal domaine d’intervention, c’est la santé », a-t-il dit.

Selon ses propos, la mise en œuvre de ce projet rentre dans les objectifs de la Croix-Rouge, car dit-il, « nous avons un encrage communautaire et c’est notre devoir de participer à la vie de la communauté ». Pour lui, les préoccupations de la communauté sont celles de la Croix-Rouge. « Nous sommes là pour faire face aux vulnérabilités des populations », a-t-il laissé entendre.

Évoquant l’apport des volontaires dans ce projet, Amadou Amadou Maïga a déclaré qu’ils ont permis de remonter des données sanitaires à travers des approches de collecte, l’observation directe et le parcours de découverte.

Du côté des autorités burkinabè, l’on reconnaît et salut l’importance d’une telle initiative. Pour la secrétaire générale du ministère en charge de la santé, Dr Estelle Édith Dembélé/Dabiré, « l’apport des volontaires de la Croix-Rouge est salutaire ». « Ce sont des partenaires de santé communautaires qui travaillent sur le terrain », a-t-elle fait savoir.

Pour sa part, le coordonnateur du projet, le Dr Fabrice Ouédraogo a fait savoir qu’à l’issue de cet atelier bilan et avec la participation des différents partenaires, la Croix-Rouge entend étendre le projet sur d’autres localités et sur l’ensemble du territoire. Mais pour l’instant, il a signifié que ce sont plus de 300 volontaires qui ont été formés pour faire cette surveillance passive.

« Ces volontaires travaillent au quotidien à accompagner les agents de santé à base communautaire. Et c’est ensemble qu’ils essayent d’apporter leur touche au niveau communautaire. C’est vraiment une action de complémentarité où les volontaires essaient de combler le gap là où il n’y a pas assez d’agents de santé », a-t-il dit.

Il faut noter que chaque année, les maladies transmissibles telles que les infections respiratoires, le VIH, les infections diarrhéiques, la tuberculose, le paludisme et la rougeole causent plus de 14 millions de morts à travers le monde. La surveillance à base communautaire est une initiative rendue possible grâce à l’accompagnement de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du CDC Atlanta.

Faso7

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