Lutte contre la corruption au Burkina Faso : L’ASCE-LC fait le bilan de ses activités

Du 16 au 21 janvier 2023, à Koudougou, région du Centre Ouest, se tient la session ordinaire 2022 du cadre de concertation des organes de contrôle de l’État de l’ordre administratif. C’est l’occasion pour l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) de faire le bilan de ses activités.

« Intégrité et professionnalisme des auditeurs publics », c’est sous ce thème que se tient le cadre de concertation des organes de contrôle de l’État de l’ordre administratif prévu se tenir du 16 au 21 janvier 2023 à Koudougou. Cette session ordinaire sera le lieu pour les participants de faire le bilan annuel des corps de contrôle, d’identifier les difficultés liées à l’exécution des activités et au fonctionnement des structures en vue de susciter une meilleure prise en charge.

« Notre cadre de concertation est un lieu d’appréciation des programmes d’activité des différents organes de contrôle. Il permet aussi d’identifier les difficultés liées à l’exécution de nos activités et au fonctionnement de nos structures respectives en vue de susciter une meilleure prise en charge », a indiqué Philippe Néri Kouthon Nion, contrôleur général d’État.

Selon lui, les résultats des activités de 2022 de l’ASCE-LC obtenus sur le front de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées sont « positifs » malgré la situation que traverse le Burkina Faso. « Nous voulons pour preuve, la réalisation de plusieurs missions de contrôle, d’activités de sensibilisation, de suivi des recommandations, l’interpellation des autorités politiques et administratives sur des mesures à prendre pour conformer la gestion publique aux normes qui les gouvernent », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, il a salué le partenariat entre l’ASCE-LC et la justice qui a abouti à des actions communes, complices contre la « délinquance économique et financière ». Selon lui, ces actions ont permis d’interpeller des acteurs de divers horizons, à divers niveaux de responsabilité sans complaisance ni égard au rang.

« Je puis vous dire que chacun de nous a fourni à l’appareil judiciaire de la matière. Oui, nous avons inondé par nos actions de discipline budgétaire, de salubrité financière et économique, l’appareil judiciaire de dossiers dignes d’intérêt », a dit Philippe Néri Kouthon Nion.

Le ministre d’État en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié était présent à la cérémonie d’ouverture. Il a rassuré que le gouvernement apporte son soutien à ASCE-LC pour lutter contre la corruption en donnant la carte blanche pour traquer ceux qui sont impliqués dans une mauvaise gestion des finances publiques; que ces derniers soient des ministres ou députés.

« Si quelqu’un est dans les dérapages, il faut le faire déposer. (…) Ce gouvernement à l’ambition d’aller plus loin dans la façon de juger ceux qui posent ces délits dans un État de droit. Que vous soyez ministre ou député, on ne devrait pas aller à la mise en place d’une haute cour qui pourrait prendre du temps. Il faut juger les citoyens au même titre d’égalité. Si la façon de juger permet à tout un chacun de savoir qu’il n’est pas un super citoyen, nous allons réfléchir par deux fois avant de poser des actes », s’est-exprimé Bassolma Bazié.

Faso7

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