Burkina Faso : L’Etat doit 489,69 milliards F CFA à la SONABHY

Le 11 janvier 2023, du point fait par le ministre en charge du commerce, Serge Poda, au Conseil des ministres, il ressort que l’Etat doit 489,69 milliards F CFA à la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).

La situation de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) est en « dégradation continue ». C’est le constat dressé par le gouvernement le 11 janvier 2023. En effet, à la date du 30 novembre 2022, l’Etat doit à ladite société 489,69 milliards F CFA.

Cela est dû, selon le communiqué fait par le ministre en charge du commerce en Conseil des ministres, à la politique des prix pour la vente des hydrocarbures axée sur le recours aux techniques de subventions des prix à la pompe, du gaz butane et des produits destinés à la production de l’électricité.

« Cette politique a affecté au fil des années l’équilibre financier de la SONABHY à qui l’Etat reste redevable. A la date du 30 novembre 2022, l’Etat doit à ladite société 489,69 milliards F CFA obligeant celle-ci à s’endetter auprès des institutions financières locales et internationales », lit-on dans le compte rendu du Conseil des ministres.

Par ailleurs, selon la même source, à la date du 27 décembre 2022, le montant des factures fournisseurs de la SONABHY échues en souffrance de payement s’élève à 149,81 milliards F CFA.

Pour « rompre avec la tendance à la dégradation continue de la situation de la SONABHY » et « mieux sécuriser les approvisionnements du Burkina Faso en hydrocarbures », le Conseil des ministres a instruit les ministres chargés du dossier de proposer un schéma.

En rappel, le circuit d’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures est subdivisé en quatre (04) segments principaux que sont l’importation, le transport, le stockage et la distribution. Et depuis sa création en 1985, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) assure exclusivement l’importation et le stockage, les deux autres segments (transport et distribution) étant entièrement libéralisés.

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