Cadre partenarial des acteurs de l’Etat civil au Burkina Faso : L’adoption d’une loi spécifique sur l’Etat civil en réflexion

Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, le Colonel Boukaré Zoungrana, a présidé ce jeudi 29 décembre 2022, à Ouagadougou, la session ordinaire de 2022 du cadre partenarial des acteurs de l’Etat civil (CAPEC) au Burkina Faso.

« Révision du cadre juridique de l’Etat civil : enjeux et défis », c’est sous ce thème que se tiennent les travaux de la session ordinaire de 2022 du cadre partenarial des acteurs de l’Etat civil (CAPEC) au Burkina Faso. Cette session se veut être un cadre de dialogue entre les différents acteurs intervenant dans le domaine de l’Etat civil.

« Le CAPEC est un cadre unique de dialogue ouvert à tout partenaire désireux d’intervenir dans le domaine de l’Etat civil. Il constitue l’essence privilégiée de concertation et de coordination entre le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et les structures faîtières des collectivités territoriales », a indiqué le Colonel Boukaré Zoungrana.

Au cours de cette session, il a fait savoir que les participants réfléchiront sur l’adoption d’une loi spécifique sur l’Etat civil au Burkina Faso. Il s’agit de réviser le code des personnes et de la famille et d’enregistrer des faits d’Etat civil en la numérisant afin que les personnes qui n’ont plus accès à leurs documents du fait du terrorisme puissent en faire.

« Pour les faits d’Etat civil, il faut arriver à numériser, il faut faire en sorte que l’Etat civil ne soit plus un luxe pour les Burkinabè et cela passe forcément par le vote d’une loi qui traite essentiellement d’Etat civil au Burkina Faso. (…) Lorsqu’on enregistre la naissance d’un enfant, que cela soit vraiment fait une fois pour de bon. Et même si par la suite, il y a un problème lié à des attaques terroristes qui détruisent par exemple les documents physiques, que cela ne puisse pas être un préjudice, mais qu’on puisse de façon centralisée, avoir les informations relatives à l’Etat civil des personnes », a-t-il déclaré.

De son côté, le directeur général de la Modernisation de l’Etat civil, Justin Omer Balima, a ajouté que cette révision de loi permettra également de réfléchir sur comment informatiser et numériser les documents d’Etat civil afin d’enregistrer toutes les naissances au Burkina Faso. « Cette loi va nous permettre de moderniser notre Etat civil », a-t-il dit.

Lazard KOLA

Faso7

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