Troc de mine contre les services de Wagner : Le ministre Simon Pierre Boussim dément

Le ministre en charge des Mines et des Carrières, Simon Pierre Boussim, a démenti la rumeur selon laquelle le Burkina Faso aurait offert une mine d’or au groupe de mercenaires russes Wagner pour s’attacher les services du groupe en question. C’était ce mardi 20 décembre 2022 lors d’une rencontre entre le ministre et les acteurs de la société civile.

La rumeur est partie d’une déclaration du Président du Ghana Nana Akufo-Addo lors du dernier sommet Etats-Unis-Afrique.

« Nous n’avons pas octroyé un permis à une société russe au Sud du Burkina. Par contre, il y a eu un Conseil des ministres qui a officiellement accordé un permis d’exploitation à une mine industrielle du nom de Nordgold Yimiougou pour l’exploitation du minerai de Yimiougou située  dans la commune de Korsimoro, dans la région du Centre-Nord. Le Centre-Nord est totalement différent du Sud », a déclaré le ministre Simon Pierre Boussim.

A en croire Simon Pierre Boussim, la société minière Nordgold Yimiougou existe au Burkina Faso depuis une dizaine d’années. La société est de droit burkinabè, avec un capital financier à majorité russe, selon le ministre, qui précise également que toutes les conditions du processus d’accord du permis d’exploitation à cette société russe ont été respectées. « Elle exploite déjà trois mines d’or, à savoir, la mine de Taparko, la mine de Sambtenga et la mine de Bissa », a-t-il ajouté.

Jonas Hien, Secrétaire permanent de la société civile au compte de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), a confirmé que le ministre et son équipe ont pu apporter toute la documentation portant sur les sociétés minières russes au Burkina Faso et qu’il n’y a pas eu d’octroi clandestin de mine d’or à Wagner dans le Sud du pays. « Ce n’est pas parce que ce sont des Russes. Quelle que soit la nationalité, pourvu que le processus suive les règles de l’art, applique les textes. Dès lors que les textes sont appliqués, nous, on a aucun problème », a-t-il laissé entendre.

Du reste, Jonas Hien a fait comprendre qu’il existe des mécanismes à travers lesquels les États peuvent faire des trocs en cas de manque de liquidité, par exemple en échangeant des domaines miniers contre des armes. « Si cela était nécessaire pour sauver le pays, le gouvernement a la possibilité de le faire, mais il faut le documenter de façon transparente, à en informer les citoyens », a-t-il ajouté.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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