Burkina Faso : Les acteurs du projet ReCMA font le bilan de trois années d’exécution

Le ministère du développement industriel, du commerce de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a organisé ce mardi 13 décembre 2022, à Ouagadougou, un atelier de restitution et de clôture du projet de réduction de la contamination du maïs et sous-produits à base de maïs par les aflatoxines au Burkina Faso, Afrique de l’Ouest – RECMA-BF. Cet atelier a pour objectif de présenter les principaux résultats obtenus en termes de bonnes pratiques sur la réduction de la contamination du maïs par les aflatoxines au terme de l’exécution du projet ReCMA-BF.

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Le Burkina Faso a élaboré et mis en œuvre avec le soutien de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à travers le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF), le Projet de Réduction de la Contamination du Maïs et sous-produits à base de Maïs par les Aflatoxines au Burkina Faso, Afrique de l’Ouest (ReCMA-BF). D’une durée de 3 ans, 5 mois, ce projet avait pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité sanitaire, l’accès aux marchés locaux, régionaux et internationaux et de protéger la santé des consommateurs à travers l’utilisation et la promotion des bonnes pratiques agricoles. A la fin de sa mise en œuvre, les acteurs se sont réunis ce jour pour faire le bilan.

Selon Ahmed Racine Yago, Directeur de cabinet du ministre en charge du commerce, cet atelier est d’une grande importance. « Aujourd’hui, les différents acteurs se sont retrouvés pour partager ensemble les résultats et voir dans quelle mesure diffuser davantage les résultats pertinents qui ont été trouvés lors de ce projet », a-t-il affirmé

Selon Ahmed Racine Yago, Directeur de cabinet du ministre en charge du commerce, cet atelier est d’une grande importance.

Lancé le 29 juillet 2019 pour une durée de trois années et cinq mois (mai 2019 à septembre 2022), le projet a engrangé d’énormes résultats d’abord en termes d’accompagnement des producteurs sur les techniques de production, selon Souleymane Sodré, Coordonnateur de l’unité nationale de mise en œuvre des cadres intégrés renforcés.

« De façon concrète, nous avons pu actuellement avoir du maïs de très bonnes qualités, respectant les normes et ça nous permet également de respecter les commandes des gros acheteurs. Le PAM avait arrêté d’acheter notre maïs. Même la SONAGESS, à un certain moment avait commencé à diminuer les commandes, surtout en se basant sur la qualité, sans oublier ce qui est exporté dans la sous-région. Les grandes brasseries comme la Brakina qui importait aussi notre maïs dans la production des bières, beaucoup de grands commerçants ont vu leur maïs rejeté parce que, après analyse, on a constaté que ça ne respecte pas les normes », a indiqué Souleymane Sodré.

Souleymane Sodré, Coordonnateur de l’unité nationale de mise en œuvre des cadres intégrés renforcés a informé que plus de 5 000 producteurs ont été formés sur les différentes techniques de production .

Il a ajouté que plus de 5 000 producteurs ont été formés sur les différentes techniques de production et ils ont pu reconquérir le marché national auprès des gros acheteurs et l’exportation dans la sous-région qui est un gain en termes de milliards.

Le projet de Réduction de la Contamination du Maïs et sous-produits à base de Maïs par les Aflatoxines au Burkina Faso, Afrique de l’Ouest est financé à hauteur de 465 224 100 F CFA soit 64 % par le Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF) et le reste par l’Etat burkinabè.

Selon Simon Padilia de la STDF, c’est un sujet qui rentre dans le centre d’intérêt pour les STDF ; d’où sa présence pour voir les résultats. « On a reçu des documents qui indiquaient que ce projet était en train de donner de bons résultats. On a parlé qu’il y a une diminution très grande en 2021 et en 2022, il n’y a pratiquement pas eu de rejet du maïs importé par le Burkina Faso à cause du problème de l’aflatoxine. C’est un bénéfice pour l’exportation, mais aussi un bénéfice pour le consommateur du pays parce que maintenant, tout le monde peut bénéficier d’un produit qui est libre d’aflatoxine et qui est moins dangereux pour la santé des consommateurs à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur du pays », a-t-il déclaré.

Simon Padilia, c’est un sujet qui rentre dans le centre d’intérêt pour les STDF.

Au cours de cette journée, il sera question de présenter le projet ReCMA-BF, ses acquis majeurs et les leçons apprises, de visualiser le film sur les réalisations du projet. Un partage d’expérience entre les participants aura également lieu.

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