Dialogue Intergénérationnel : L’AJDD invite les élèves du lycée Thomas Sankara à l’école de l’Association Utile

Dans le cadre du projet SIDA CSO-renforcement des capacités de la société civile, une initiative de l’ONG Save the Children financée par la coopération suédoise au Burkina Faso et mise en œuvre par l’association des jeunes pour le développement durable (AJDD), Mahamadi Ouédraogo plus connu sous le nom de MDI Ouédraogo a eu un moment d’échanges avec les élèves du lycée Thomas Sankara autour du thème, « le leadership féminin au cœur de la sécurité et de la consolidation de la paix ». C’était le samedi 3 décembre 2022 en présence du Représentant pays de l’ONG Interpeace, Cheick Faïçal Traoré.

« A l’association utile, ce n’est pas ce que les autres nous donnent, mais c’est ce que nous apportons dans la vie des autres qui est important » (MDI Ouédraogo, à l’extrême gauche) -©Faso7

Entrepreneur, Maître de cérémonie, communicateur, MDI Ouédraogo est très connu par les internautes burkinabè. A l’en croire, depuis son arrivée dans son pays le Burkina Faso en 2002, il a pu réaliser d’énormes choses grâce aux personnes qu’il a eu la chance de rencontrer. Convaincu que ces rencontres sont le fait des bénédictions reçues de ses parents, le panéliste a invité les élèves à être très respectueux à l’égard de leurs propres parents, des aînés en général et de rester toujours positifs.

« Pour moi, la première expérience à partager, c’est de faire accepter aux jeunes là qu’il y a des personnes merveilleuses dans ce pays-là. Il faut penser à elles. Il faut avoir des pensées positives à leur endroit. Plus on est convaincu qu’il y a des personnes merveilleuses dans ce pays, ça nous donne plus de chance de les rencontrer. Et une fois qu’on rencontre une personne merveilleuse dans sa vie, automatiquement, cela a de l’impact », a-t-il expliqué.

Nous sommes une famille…

Également adepte de la pensée « Agir ensemble », MDI Ouédraogo, se basant toujours sur ses propres exemples, a conseillé aux élèves de cultiver la solidarité, en investissant dans leurs amitiés.

« Nous sommes dans un pays où tout le monde pense que c’est l’individualisme qui est important où il faut chercher à évoluer seul. Non ! Nous, on leur dit qu’il faut accepter d’être avec les autres. Nous sommes une famille. Nous sommes des Burkinabè. C’est main dans la main qu’on doit pouvoir construire notre pays. L’esprit d’équipe, l’esprit de partage, l’esprit de famille sont des leviers sur lesquels il faut s’appuyer pour écrire demain », a laissé entendre MDI Ouédraogo.

On travaille à compter sur nous-mêmes…

MDI Ouédraogo est aussi président d’une association dénommée « Association Utile ». Il s’agit d’une association qui fait la promotion des actions citoyennes en posant des actes forts. Pour lui, expliquer le mode de fonctionnement de l’association aux plus jeunes, peut aider ces derniers à « agir utile » et impacter leur environnement.

« Avec l’association utile, on n’est pas une association qui court pour aller chercher des financements ou des appuis. On travaille à compter sur nous-mêmes. On fait beaucoup d’actions de salubrité, de nettoyage parce que pour faire ça, on n’a pas besoin de beaucoup d’argent. Entre nous de façon solidaire, on peut faire des choses. A l’association utile, ce n’est pas ce que les autres nous donnent, mais c’est ce que nous apportons dans la vie des autres qui est important. (…) Imaginez si les élèves du lycée Thomas Sankara intègrent ça en eux, ils n’ont pas besoin qu’on leur dise de nettoyer la cour de leur école. Eux-mêmes peuvent prendre des initiatives pour plus de salubrité dans leur école. Et quand ça ne va pas, au lieu d’attendre l’administration qui est parfois lente, ces jeunes-là peuvent se mettre en activité pour changer leur situation », a expliqué le panéliste.

Des élèves très réceptifs…

Les élèves dont la plupart découvrent pour la première fois physiquement le panéliste, n’ont pas caché leur admiration pour ce dernier. Très réceptifs des messages partagés, ils ont d’ailleurs fait la promesse d’agir utilement dorénavant.

« Ça va m’aider parce que j’ai enregistré beaucoup de choses. Je dois d’abord m’engager et programmer les projets que je vais faire à la longue pour aider mes camarades pour qu’ensemble, nous puissions mener à bien les activités et être des dirigeants du pays dans le futur », a confié Dikoudogo Awa, élève en classe de 1re A4 et déléguée générale du Lycée Thomas Sankara.

En plus de MDI OuédraogoRoukiatou Sedogo, secrétaire générale de la coalition 22-5tre0 était panéliste lors de cette rencontre. Il s’agit d’une coalition qui regroupe en son sein plusieurs associations et qui milite en faveur de la résolution 22-50 des nations unies invitant les États Membres des Nations unies à accroître la représentation des jeunes au sein de leurs institutions et dispositifs de prévention des conflits violents. Par ailleurs, la résolution 22-50 invite les États membres à accompagner les actions menées par les jeunes en faveur de la paix et de la sécurité.

Cheick Faïçal Traoré a accordé deux place au lycée Thomas Sankara à la prochaine édition du WoLAf -©Faso7

Très satisfaits par l’engouement montré par les élèves du lycée Thomas Sankara au cours du panel, Cheick Faïçal Traoré, par ailleurs commissaire général de l’initiative Women Leadership in Africa (WoLAf), a décidé de leur accorder deux places à la prochaine édition du forum. Il faut noter que le WoLAf forum est une initiative qui permet d’identifier par appel à candidature 200 jeunes femmes du Burkina et de la diaspora pour participer à un programme au cours duquel, elles auront la possibilité d’avoir une femme modèle dans leurs domaines d’activités pour les accompagner sur une année à travers un programme de mentorat.

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