Burkina Faso: Le gouvernement perd d’énormes ressources du fait de la malnutrition, selon le panéliste Prospère Zemba

Dans le cadre de la commémoration de la 42e Journée mondiale de l’Alimentation ce 17 novembre 2022 au Burkina Faso, un panel a été organisé sous le thème de la Journée, « Ne laisser personne de côté – Améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie pour tous ».

Lors de ce panel, deux spécialistes ont été invités. Le premier a été Prospère Zemba, Directeur du Développement des productions agricoles. Sa présentation a porté sur le sous-thème, « Améliorer la production, la nutrition et l’environnement » à travers des systèmes de productions durables, des systèmes de consommation responsables et durables ».

Lors de sa présentation, Prospère Zemba a fait une photographie de la situation alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso. Il a indiqué qu’en mars 2022, le bilan alimentaire et céréalier indiquait une production de 4 661 140 tonnes de céréales et un déficit de 539 364 tonnes de céréales d’où un taux de couverture en besoin de céréaliers national de 93% et un disponible apparent de 211 kg/hbt avec 19 provinces qui avaient des taux de couverture des besoins céréaliers déficitaires.

« L’insécurité alimentaire et nutritionnelle est en recrudescence, en grande partie du fait de la mauvaise conjoncture sécuritaire dans les régions du Centre-Nord, du Sahel, du Nord, de l’Est et de la Boucle Mouhoun », a-t-il ajouté.

Des ressources qui sont perdues…

Concernant la malnutrition, le paneliste a indiqué que le Burkina Faso perdrait chaque année plus de 407 milliards par an, soit plus de 7% du PIB, à cause de la sous-nutrition chez les enfants uniquement, depuis 2012. « Lorsque la malnutrition des enfants est révélée, cela veut dire que l’Etat est obligé d’intervenir. Ça veut dire que ce sont des ressources qui sont perdues et pourtant ces ressources auraient pu servir ailleurs », a-t-il expliqué.

Pour Prospère Zemba, le Burkina Faso pourrait venir à bout de l’insécurité alimentaire si l’on améliore les différentes chaînes de production et si l’on accompagne les producteurs en semences, en formation, en mobilisation des eaux et en facilitation de la transformation des produits bruts.

Notons que des informations relatives à l’alimentation et la nutrition au Burkina Faso sont disponibles sur le site web www.nutrition.bf .

Le deuxième paneliste a été Amédée Bamouni, Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale. Le thème de sa présentation a porté sur : « Améliorer les conditions de vie : Assurer le bien-être aux populations dans le contexte de l’émergence de nouvelles formes de vulnérabilité ».

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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