Bobo-Dioulasso : Des manifestants exigent le départ des forces françaises et le retrait de 5 ministres du gouvernement

Avant même la fin des cérémonies d’installation des nouveaux ministres du gouvernement de transition du Burkina Faso, certaines organisations de la société civile ont déjà contesté la nomination de certains ministres. C’est le cas du Conseil régional de l’économie informelle du centre ( CREI-C) qui réfute la nomination de Donatien Nagalo à la tête du ministère en charge du commerce. Ce vendredi 28 octobre 2022, des manifestants ont également arpenté les rues de la capitale économique du pays, pour selon eux, exiger le retrait dans le gouvernement de Me Apollinaire Kyelem de Tambèla, les ministres qui étaient dans le gouvernement d’Albert Ouédraogo, sous la présidence de Sandaogo Damiba. Ces manifestants disent également contester la présence de l’armée française au Burkina Faso.

« Il faut juger le maçon au pied du mur », dit-on. Certains ministres du gouvernement formé par Me Apollinaire Kyélem de Tambèla, eux sont jugés avant même de prendre fonction. A la Place Tiefo amoro, dans la matinée de ce vendredi 28 octobre 2022, les manifestants ont clairement exprimé leur désaccord quant à la reconduite de certains ministres du gouvernement d’Albert Ouédraogo. « Au Burkina, il y toujours des personnes honnêtes, il y a toujours des intellectuels, il n’est pas forcé de reconduire les mêmes ministres sous DAMIBA », a laissé entendre un manifestant s’exprimant au micro de Faso7.

Pour ce manifestant, les anciens ministres sous le régime du lieutenant-colonel Sandaogo Damiba ne doivent pas être appelés dans la mesure où ces derniers n’ont pas exprimé leur désaccord envers l’augmentation des salaires des ministres initiée aux premières heures du régime de Sandaogo Damiba.

En plus d’en vouloir aux ministres reconduits, les manifestants dans le ville de Sya ont également exigé le départ des forces française au Burkina Faso. Pour eux, l’ancienne métropole serait le ‘’parrain du terrorisme’’ qui sévit depuis 7 ans dans leur pays. «  Il n’y pas de terrorisme ici. Si la France s’en va, le terrorisme prendrait fin. Si la France s’en va, notre économie se relèverait », a martelé notre interlocuteur.

Les manifestants peu nombreux avaient tenté de faire fermer le grand marché. Certains commerçants, par mesure de précaution, ont décidé de ne pas ouvrir leurs boutiques aux alentours du Grand marché.

Comme à Bobo-Dioulasso, des manifestants ont aussi arpenté les rues de Ouagadougou, dans la matinée de ce 28 octobre 2022.

Lire ici▶ Burkina Faso : Manifestation à Ouagadougou contre le maintien de 5 ministres de Damiba

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