Tribune de Youssouf Savadogo : Les 12 signes précurseurs de la réussite de la transition

Ceci est une tribune de l’écrivain Youssouf Savadogo sur la situation nationale au Burkina Faso.

1 – Le choix du capitaine Ibrahim Traoré à la tête de l’État. La désignation du Capitaine Traoré comme président est venue décrisper le climat social à plusieurs niveaux, facilitant ainsi la participation de tous les bords politiques, religieux, coutumiers et administratifs.

Quatre-vingt-dix pour cent de la population burkinabè se sent concerné par le   combat. Elle a enfin trouvé l’homme qu’il fallait pour sortir le pays de ce bourbier. Cela est incontestable que tous se mettront du côté de celui qu’ils ont choisi pour la victoire finale.

Car son échec sera l’échec du peuple. Néanmoins, soyons vigilants.

2- La prestation du serment  du président Traoré, avec tous les engagements qui nous rassurent. Un signe qui atteste l’attachement à l’intérêt général du peuple, et non aux honneurs dus à son rang.

 En effet, nous sommes en face d’un homme avec une mission bien déterminée, qui consiste à offrir la paix et la paix à sa patrie. Une telle attitude ne nous fait douter aucunement de sa volonté manifeste d’affronter les vicissitudes du moment, pourvu que les populations retrouvent la joie de vivre d’antan.

3-Cette fameuse déclaration : « Pour ma nation,  je me battrai jusqu’à mon dernier souffle » celle d’un vrai chef de guerre. En conséquence nous sommes sereins et nous prions pour lui. Avec la foi que c’est l’ennemi qui sera mis définitivement en déroute.

Car la détermination et le courage sont des armes très puissantes pour notre délivrance.

 4-  Le choix d’un Premier ministre révolutionnaire de cette trempe. C’est par les débats télévisés que je connais l’homme. Mais force est de reconnaître son courage et sa conviction d’aborder certains sujets à caractère engagé sur le plan politique. Avec tous les risques.

 Car à certains moments, ce n’était pas si aisé de critiquer la gouvernance. Conscient de la situation, comme lui-même l’a souligné, nous sommes convaincus qu’il joindra l’acte à la parole, en corrigeant les tares de la gouvernance au « Pays des Hommes intègres ».

Aussi, à en croire son souci d’économiser, et d’éviter la gabegie au sommet de l’État, un sevrage de l’aisance sociale de certains dignitaires ne saurait tarder. Avec un tel homme, les aspirations du peuple seront comblées.

Nous ne doutons pas aussi qu’après la formation du gouvernement, la rigueur sera de taille. Car un président bon, épaulé par un Premier ministre révolutionnaire et bon, assisté de ministres moins bons ne feront pas un bon travail.

5 – L’appel à l’unité de l’armée.  Un gage sûr, pour une reconquête du territoire assurée. Car un royaume divisé en lui-même ne peut subsister. Un piroguier qui rame à contre-courant arrivera difficilement à la rive. Je crois que beaucoup ont commencé à comprendre, que ce ne sont pas forcément les cheveux blancs qui font la sagesse.

La réconciliation entre combattants est une bonne initiative qui assurerait la réussite de la transition. Et la réussite de la transition, c’est aussi la libération totale des zones menacées ou occupées. Nous suivons l’actualité, et les nouvelles nous parviennent aussi de ceux qui sont dans les zones à risques.

6- La promptitude avec laquelle le travail est fait sur le champ de bataille. Ils parlent et ils agissent. En quelques semaines à la tête de l’État, le peuple peut déjà dire qu’il ne s’est pas trompé. Les opérations se poursuivent, les populations ont de l’espoir. Tout le monde sait que les hommes du nouveau président ne dorment pas. Encourageons-les et restons toujours vigilants.

 7- L’idée de se pencher sur la question de la cherté de la vie dans la limite du possible. Nous affirmons que cela sera possible si certaines personnes acceptent de faire le sacrifice en se rendant plus utiles. Des retouches à tous les niveaux permettraient un équilibre dans les partages.

Tous ensemble le combat sera gagné. La baisse du prix du carburant contribuerait à réduire considérablement le prix des denrées de première nécessité.

 9- Le recrutement massif de soldats et de VDP.              

Cette annonce vient conforter la volonté de la jeunesse qui s’est mise debout les 30 Septembre, le 1er et le 2 Octobre 2022 pour sauver sa patrie. La cloche a été donc sonnée pour la concrétisation du plan d’action du président Traoré en vue de nous libérer de cet engrenage de l’insécurité. Nous encourageons nos fils, filles, jeunes frères à s’enrôler pour la cause nationale. Nos bénédictions vous accompagnent.

À l’exemple de Thomas Sankara, le salut du peuple est notre intérêt.

10 – La distribution de vivres et la vente à moindre coût des céréales.                                

Cette opération donne de l’espoir aux populations. Le président Félix Houphouët-Boigny disait : un homme qui a faim n’est pas un homme libre. Se pencher donc sur la question encouragerait les uns les autres dans la collaboration pour les combats.

L’action du président a suscité aussi des bonnes volontés à ce sujet. Allons au front mais n’oublions pas ce volet. Car un adage moaga dit : c’est le ventre qui supporte les bras.

 11-  Le choix d’élargir et de renforcer la coopération avec les pays étrangers. Notamment, la Russie. On ne flatte pas quelqu’un deux fois. Maawr noom yaa lub, tim lubi. Dans une coopération, les deux parties doivent gagner. Si une partie perd à chaque fois, ce n’est plus une coopération. Lorsqu’une coopération devient forcée, il est évident que c’est une seule partie qui sort toujours gagnante.

C’est sûr que ce que nos grands-parents ont accepté devient une compromission pour la jeunesse aujourd’hui. En conséquence, il est mieux de revoir les choses.

12 –  Le refus de la manœuvre politique politicienne. Cette équivoque peut faire patiner le bon déroulement de la transition. Il faut la lever si certains politiciens persistent. L’heure n’est pas à la formation d’un gouvernement et d’une Assemblée de complaisance. Ce n’est pas le moment de se frotter les mains pour attendre sa part.

C’est une équipe gouvernementale et législative de guerre et de combat. C’est vraiment dommage que des gens luttent aujourd’hui pour des postes de responsabilité et même parler de quota. Ne nous trompons pas de lieu géographique. Nous sommes au Burkina Faso, un pays en pleine guerre. Ressaisissons-nous et sauvons notre nation. Il aurait été plus intéressant de supprimer les salaires des ministres aussi, et on connaîtrait ainsi les vrais patriotes qui veulent servir le pays.

Nous avons besoin de combattants et non de simples bureaucrates. Combattre n’est pas aller seulement au front. Mais nous pouvons être au front d’une manière ou d’une autre. Nous soutenons et présentons nos condoléances aux parents des victimes de Djibo cette semaine.

 Puisse Dieu venger le sang de tous les victimes de guerre. La main dans la main, notre victoire n’est plus loin. Bon vent au nouveau gouvernement. 

Le peuple attend de voir les résultats.

Youssouf SAVADOGO, écrivain

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2 commentaires

  1. Opinion très riche que je partage. Oui, l’espoir est permis au regard de ces 22 points que vous soulignez. Mais, ils (le Président et son premier ministre) doivent observer la plus grande prudence car il y a et en aura des vautours, des rapaces qui tenteront de mettre en déroute leurs idéaux pour assouvir leurs sales besognes. Vivement qu’ils parviennent à donner de l’entrain dans le quotidien des burkinabè. Vive le MPSR 2.

  2. Opinion très riche que je partage. Oui, l’espoir est permis au regard de ces 12 points que vous soulignez. Mais, ils (le Président et son premier ministre) doivent observer la plus grande prudence car il y a et en aura des vautours, des rapaces qui tenteront de mettre en déroute leurs idéaux pour assouvir leurs sales besognes. Vivement qu’ils parviennent à donner de l’entrain dans le quotidien des burkinabè. Vive le MPSR 2.

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