Choix du président de la Transition : «Je n’ai pas de préférence» (Zéphirin Diabré)

À l’ouverture des Assises nationales ce 14 octobre 2022, Faso7 a tendu son micro à certains acteurs politiques et de la société civile pour savoir ce qu’ils pensent de ce que plusieurs Burkinabè considèrent comme un « rendez-vous du Burkina Faso avec l’histoire ».

Monique Yeli Kam, présidente du Mouvement pour la Renaissance du Burkina (MRB), dit être venue aux Assises nationales pour apporter son soutien à une nouvelle ère. « Moi, je suis ici en tant que panafricaine. Nous, nous venons soutenir la vison de l’unité nationale et de la souveraineté nationale et c’est cette volonté que nous venons exprimer dans ces assises-là afin d’orienter les travaux vers la réalisation de l’unité nationale et la souveraineté nationale », a-t-elle laissé entendre.

« Les termes de référence sont clairs. De venir adopter une charte, la charte de la Transition rectifiée, certainement qui va tenir compte des délais de la Transition restante », a exprimé le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) Eddie Komboigo, pour sa part.

Interrogé sur la personne à qui la présidence de la Transition doit être confiée, le président de l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération – Rassemblement Démocratique Africain (ADF-RDA), Me Gilbert Noël Ouédraogo, dit rester fidèle à la position de son parti. « Nous avons été clairs dans la déclaration que l’ADF/RDA a eu à faire en disant qu’il faut que le MPSR s’assume. Il faut qu’ils continuent dans la lancée qu’ils ont commencée et comme pour le MPSR I, c’est le président du MPSR qui a été retenu et nous estimons que ça doit être la même logique qui doit suivre », s’est-il exprimé.

Quant à Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), il n’a pas de préférence pour la présidence de la Transition.

« Je n’ai pas de préférence. Pour moi, c’est le MPSR qui est au pouvoir. C’est le MPSR qui a fait une sorte de congrès extraordinaire pour renouveler sa direction. Je ne peux que prendre acte de qui le MPSR aura choisi pour continuer à présider à cette destinée », a déclaré l’ancien ministre en charge de la réconciliation nationale de Roch Kaboré.

Comme Me Gilbert Noël Ouédraogo, le Pr Stanislas Ouaro estime que la présidence de la Transition doit être laissée au MPSR. « Nous, nous n’avons pas de problème et nous pensons que ce sont des choses qui devraient aller très vite parce que le MPSR ayant conduit le mouvement des 30 septembre, 1er et 2 octobre, soutenu par une grande majorité de la population devrait donc assumer et poursuivre l’œuvre de reconstruction de notre pays à travers cette Transition. Donc, pour nous, il n’y a pas de problème à ce niveau. Ils devraient assumer et poursuivre », a laissé entendre le Pr Stanislas Ouaro du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Certaines autorités religieuses et coutumières se sont également exprimées au micro de Faso7.

« Moi je pense que les militaires qui ont demandé le changement, on doit leur laisser porter leur responsabilité jusqu’au bout. Ce n’est pas que les civils ne peuvent pas gérer cette Transition mais je pense que ça serait mieux », a laissé entendre l’Émir de Djibo.

Pour sa part, l’Émir du Liptako espère que la Transition permettra de ramener la paix. « Nos attentes, nos préoccupations majeures sont celles des communautés, c’est-à-dire leur survie parce que nous en sommes à ce point aujourd’hui. Leur sécurité physique et la sécurité alimentaire de nos populations. C’est ça nos attentes » a indiqué l’autorité.

Quant à Kam-Naaba Kôôm de Tenkodogo, il espère que les décisions qui seront prises seront inclusives. « Nos attentes des présentes assises, c’est un peu les attentes de tout le peuple hein. C’est-à-dire que ce qui va se dégager comme décision, comme proposition, comme initiative, tout soit consensuel. C’est vraiment notre souhait à tous (…) De par notre statut, nous observons la neutralité. Nous sommes là juste pour encourager le consensus », a-t-il confié.

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