ASCE-LC : Le Contrôleur général d’Etat adjoint Urbain Millogo prête serment

Le Contrôleur général d’Etat adjoint de l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC), Urbain Millogo, a prêté serment ce jeudi 13 octobre 2022 devant les sages du Conseil constitutionnel.

« Je jure et prends solennellement l’engagement, devant le peuple burkinabè, de bien et loyalement défendre ses intérêts en tout temps et en tout lieu, d’accomplir ma mission avec toute l’objectivité qui sied à une personne libre et digne, de ne prendre en compte aucune considération liée à la parenté, à l’amitié, à la haine et, de me conduire en toute circonstance avec honneur, dévouement, intégrité et discrétion ».

Tel est le mot d’engagement qu’a prononcé Urbain Millogo, Contrôleur général d’Etat adjoint de l’Autorité supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC), en guise de prestation de serment.

Les audits, les investigations, les déclarations d’intérêt et la prévention, sont entre autres les tâches dévouées au Contrôleur général d’Etat adjoint. Tout en ayant conscience qu’il y a beaucoup d’attentes par rapport à l’ASCE-LC, il a laissé entendre qu’ils seront à la hauteur de ces  attentes.

Photo de famille des membres du Conseil constitutionnel avec le Contrôleur Général d’Etat adjoint Urbain Millogo et les contrôleurs d’Etat Kalika Koné, Karim Ganou et Aimé Nana

« Nous allons continuer toujours à travailler, à monter en puissance comme vous le constatez ces derniers moments avec la restructuration que nous avons eu à faire au niveau de l’ASCE/LC. Nous avons une certaine montée en puissance au niveau des investigations donc nous allons continuer dans ce sens, mais aussi continuer au niveau de la prévention, la sensibilisation, mais aussi les audits », a affirmé Urbain Millogo.

Le Contrôleur général d’Etat adjoint a annoncé que dans le travail de l’ASCE-LC, il s’agit de prévenir et non de sanctionner. « L’idée n’est pas de chercher ceux qui font mal pour les punir mais, c’est d’éviter même que les gens arrivent à pouvoir faire mal. Avec toutes les ressources humaines qui arrivent, ça va nous permettre de progresser dans ce sens », a-t-il expliqué.

Le président du Conseil constitutionnel par intérim, Bouraïma Cissé, a rappelé aux contrôleurs d’Etat, les missions de l’institution dans laquelle ils intègrent. Il s’agit notamment de la prévention de la corruption et des infractions assimilées, la lutte contre de la corruption et des infractions assimilées, le conseil administratif interne et la déclaration d’intérêts et de patrimoine.

La violation du serment peut donner lieu à des sanctions

Selon Bouraïma Cissé, c’est une lourde responsabilité que le peuple burkinabè leur a confié et cette responsabilité exige d’eux, des valeurs « d’honnêteté, de dignité et de loyauté ».

« Dans tout ce que vous entreprendrez dans l’accomplissement de vos fonctions, gardez présent à l’esprit le serment que vous venez de prêter. Loin d’être une simple formalité, il est un engagement solennel à respecter les obligations de vos nouvelles fonctions. Dans cette optique, vous devez faire montre d’impartialité, d’abnégation au travail parce que la violation du serment peut donner lieu à des sanctions », a prévenu Bouraïma Cissé.

Trois autres personnes ont prêté serment avec le Contrôleur général d’Etat adjoint. Il s’agit des contrôleurs d’Etat Kalika Koné, Karim Ganou et Aimé Nana. En rappel, le Contrôleur Général d’Etat Philipe Néri Kouthon Nion, avait prêté serment le 10 mars 2022, au Conseil constitutionnel.

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