Nouveau Sommet Afrique-France : Les attentes de deux jeunes participants burkinabè

Le Nouveau Sommet Afrique-France se tiendra le 8 octobre 2021 à Montpellier. Une quarantaine de Burkinabè, constituée d’artistes, de chercheurs, d’entrepreneurs, de jeunes, participera à cette rencontre d’un nouveau genre. Parmi eux, Tegawende Brice Ouédraogo, étudiant, et Abdoul Kader Simporé, artiste. Ils expriment leurs attentes.

« Le continent africain et la France ont eu à une certaine époque,  que beaucoup de jeunes comme moi n’ont pas vécue, des histoires communes durant lesquelles beaucoup d’erreurs ont été commises.

Tegawende Brice Ouédraogo – DR

 Aujourd’hui,  la jeunesse africaine prend part au sommet et j’affirme que mes attentes vont d’autant plus à l’endroit de la représentation  africaine qu’aux autorités françaises.

Nous assistons à une dégradation des relations Afrique-France suite à plusieurs polémiques en Afrique à l’égard de la politique française sur le continent africain.

Pour ma part, j’attends de la jeunesse africaine, une jeunesse qui saura s’affirmer aux yeux de la France,  de l’Afrique et du monde entier, et surtout poser sur la table de discussions les différentes polémiques qui s’élèvent autour des relations que la France entretient avec les pays africains et cela, tout en affirmant la souveraineté des Etats africains.

Enfin, j’attends des autorités françaises et plus précisément du Président Emmanuel Macron des réponses  face à toutes ces interrogations, notamment l’actualité au Sahel,  des échanges fructueux avec la jeunesse et la diaspora africaine et je souhaite un fructueux sommet à tous les participants »

Tegawende Brice Ouédraogo, 23 ans, étudiant en 4e année d’économie, Président de l’association Youth for Burkina Faso


« En tant que artiste, je souhaite plus de justice et de liberté, un monde plus équitable. Faciliter les échanges entre la France et l’Afrique, trouver des moyens favorables à nos différents projets en tant que jeune en Afrique, écouter, comprendre et entreprendre des actions concrètes à l’égard et avec la jeunesse en Afrique.

Abdoul  Kader Simporé

Enfin, élaborer  des moyens de reconnaissance des droits, voire des lois dans le domaine de l’art et la culture pour les acteurs culturels, les jeunes artistes d’aujourd’hui et de demain.  Et  dans le domaine de la danse en particulier, qui n’est pas assez considéré ici au Burkina »

Abdoul Kader  Simporé, artiste danseur Professionnel

Propos recueillis par Abdou ZOURE (Depuis Paris)

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page