Journée internationale de l’enseignant : Marche silencieuse et revendications à Ouagoudougou

Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de l’enseignant célébrée chaque 05 octobre, les organisations syndicales de l’enseignement du Burkina Faso ont organisé une marche silencieuse ce 05 octobre 2021. En raison de l’attaque terroriste perpétrée contre le détachement militaire de Yirgou ce 04 octobre 2021 et qui a coûté la vie à 14 militaire burkinabè, la marche a été faite silencieusement sans le moindre incident.

Partis de la Bourse du travail de Ouagadougou, les enseignants ont marché jusqu’au ministère en charge de l’éducation nationale où ils ont été reçus par le ministre en charge de l’enseignement supérieur, le Pr Alkassoum Maïga qui représentait le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), Pr Stanislas Ouaro étant en absent.

Le message destiné au Pr Stanislas Ouaro a donc été remis à son collègue, Alakassaoum Maïga. Il s’agit d’un message comportant des revendications regroupés dans 4 points à savoir, la mise en œuvre des engagements pris à travers les protocoles signés avec les organisations syndicales des travailleurs de l’éducation et de la recherche, l’abandon de la « voie de la répression », pour faire place à un dialogue honnête dans le but de la résolution des problèmes du monde de l’enseignement. Aussi, les syndicat exigent du gouvernement, la réouverture de l’ensemble des établissements fermés et la sécurisation du territoire national afin de favoriser un fonctionnement normal de toutes les écoles.

Le ministre Alkassoum Maïga de son côté, a tenu à saluer la décision des enseignants de faire une marche silencieuse. « Je voudrais saluer la décision que vous avez prise de faire une marche silencieuse. Ce qui est le signe qu’évidemment, il peut avoir des divergences (…) Lorsque l’intérêt de la nation est en jeu, je sais que nous sommes tous capables d’avoir le sens de la responsabilité et de nous comporter de la façon dont il sied de se comporter », s’est-il exprimé.

Mutualiser les forces

Tout en reconnaissant que le développement du Burkina Faso passera impérativement par l’éducation et la recherche, Alkassoum Maïga a indiqué que les possibilités du pays doivent aussi être prises en compte. « Nous sommes tous conscients que le développement de ce pays-là, ne peut pas se faire sans l’éducation, sans la recherche, sans l’innovation, mais nous devons tenir compte des possibilités qui sont ceux de notre pays pour continuer à faire des efforts », a fait savoir le représentant du ministre Ouaro.

Pour ce qui est des revendications posées par les syndicats, le ministre Alkassoum Maïga a fait la promesse qu’elles seront transmises à qui de droit. Toutefois, il a tenu à préciser que c’est en mutualisant les efforts que les solutions seront trouvées.

« Les solutions ne sont pas dans les syndicats d’un côté, le gouvernement de l’autre côté (…) Personne ne peut dire qu’il peut, d’un clin d’œil, résoudre tous les problèmes de ce pays et résoudre tous les problèmes du secteur de l’éducation. Nous savons quelles sont les difficultés. Nous savons quels sont les efforts qui sont faits, mais des efforts peuvent être conjugués pour qu’ensemble, on puisse relever les défis qui sont les nôtres », a-t-il conclu.

Le meeting prévu après la remise du message au gouvernement a aussi été annulé du fait de l’attaque de Yirgou qui s’est soldée par la mort de 14 soldats burkinabè, ce 04 octobre 2021.

Lire ? Burkina Faso : Report de la commémoration de la journée mondiale des enseignants

Faso7

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