Burkina Faso : Les organisations internationales militent pour des élections apaisées

A environ un mois des élections présidentielles et législatives au Burkina Faso, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et la fondation Hanns Seidel ont organisé ce jeudi 15 octobre à Ouagadougou, un forum des parties prenantes au processus électoral. L’objectif de ce forum est de renforcer la confiance et les échanges entre les acteurs politiques, la société civile, les forces de défense et de sécurité, les médias afin d’aboutir à des élections crédibles et apaisées. Il avait pour thème « tous engagés pour des élections transparentes, justes et apaisées ».

Confronté au problème d’insécurité et la pandémie de Covid-19, l’organisation des élections au Burkina Faso fait l’objet d’inquiétudes auprès de la communauté internationale. C’est dans cette optique que le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et la fondation Hanns Seidel ont organisé un forum afin de permettre à tous les acteurs impliqués dans le processus électoral d’échanger entre eux en vue d’aboutir des élections apaisées et crédibles.

Après avoir pris connaissance des travaux effectués dans le cadre de l’organisation des élections, le représentant régional de la fondation Hanns Seidel, le Dr Klaus Grütjen a exprimé sa satisfaction pour ce qu’ a déjà été fait dans le processus électoral par les autorités burkinabè.« l’intérêt de cette activité, c’est reconnaitre en toute admiration les efforts que la nation burkinabè a fourni pour organiser dans des conditions sécuritaires et sanitaires particulièrement difficile des élections, et encourager afin qu’elles puissent se tenir dans un climat apaisé et plutôt marqué par un consensus politique fondamental qui va au-delà des différents avis des opinions politiques », a-t-il déclaré

Des défis à relever

Ce forum a été l’occasion pour énumérer les différents défis liés à l’organisation des élections du 22 novembre 2020. Il s’agit entre autres du défi sécuritaire notamment la sécurité des candidats lors de leurs campagnes et la sécurité de la population ; le défi lié à la transparence du scrutin à savoir l’égalité et l’équité entre les différents candidats. Selon le ministre de la sécurité, son département travaille déjà à faire du volet sécuritaire des élections, une réussite. « La sécurisation va avoir deux aspects. Il d’une part la sécurisation du territoire qui concerne l’ensemble des burkinabè qui doivent avoir la liberté de circuler (…). D’autres part la sécurisation des élections qui se fait par la police et la gendarmerie », précisé l’ancien gendarme à la retraite Ousséni Compaoré.

Présent au Forum entant que candidat aux élections, Me Gilbert Ouédraogo, président du parti l’ADF/RDA a exprimé toute sa satisfaction quant à la tenue de l’évènement. « Je voudrais d’abord saluer la mobilisation de la communauté internationale qui a un œil sur les élections (…). Toutes les organisations à savoir la CEDEAO, la CEN-SAD, etc. sont mobilisées pour suivre le processus électoral au Burkina Faso pour que nous puissions aboutir à des élections transparentes et apaisées » s’est-il exprimé.

La fin du forum a été marqué par une déclaration conjointe des organisations internationales intervenant au Burkina Faso dans le cadre de l’organisation des élections « Nous représentants de la CEDEAO, CEN-SAD, ONU, Fondation Hanns Seidel appelons les parties prenantes burkinabè au processus électoral à travailler de concert pour des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées. Nous appelons les acteurs politiques en particulier à poursuivre leur engagement à résoudre les contentieux par les règles établies du cadre juridique… », a déclaré le Dr Klaus Grütjen.

Aïcha SAWADOGO et Wendnekôta Gédéon SANGO

Faso7

 

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