Burkina/Terrorisme : Les cris des « fils » de la Région de l’Est

Dans la région de l’Est, les combats ont repris et plusieurs localités perdent de nouveaux de plus en plus d’habitants. C’est ce qui ressort d’un grand reportage de l’Agence d’Information du Burkina Faso, le 4 mai dernier. Cette situation a amené plusieurs fils de la localité à demander une autre opération militaire pour sauver la région.

De mars à avril 2019, l’Armée burkinabè a mené une offensive contre des groupes terroristes dans la région de l’Est et du Centre-Est du pays. Le bilan de cette opération dénommée “Otapuanu” a été fait le 12 avril 2019. Les retombées de cette incursion des forces armées avaient été unanimement saluées.

Mais depuis lors, les populations font cas d’une reprise progressive du terrain par les groupes terroristes. Selon le maire de la commune de Fada N’Gourma, Jean-Claude Louari, dans la province du Gourma, les bandes armées font la loi à Sanipenga, à Namoungou, à Tanwalbougou ainsi qu’à Natiaboani, les deux dernières localités, considérées comme les poumons économiques de la commune de Fada N’Gourma.

«Toute personne qui se déplace de Tanwalbougou à Fada est inscrite, d’office, sur la liste noire des terroristes sous prétexte qu’elle serait allée renseigner les Forces de défense et de sécurité (FDS). Sur les 34 villages de la commune de Fada, moins de 15 ont leurs conseillers qui sont sur place», a regretté l’ex édile à l’Agence d’Information du gouvernement.

La situation serait tellement intenable que les ressortissants de la région ont créé un groupe Facebook pour appeler le gouvernement à plus d’attention pour sécuriser la région. Dénommé « Ça Grogne à l’Est du Burkina ► Gulmu abandonné », ce groupe qui rassemble plus de 6000 membres se donne pour objectif de « canaliser et catalyser les réactions, la révolte, les frustrations et les indignations face à l’abandon et l’oubli de la région de l’Est plongée dans un cercle infernal de mal-gouvernance et de marginalisation ».

Plusieurs témoignages y sont faits. Des exactions sur les populations, des assassinats ciblés, du vol de bétails sont légions selon des leaders de la région. Les enlèvements sont devenus monnaie courante dans sa commune. « A la date d’aujourd’hui, 18 personnes, en majorité des scolaires, ont été enlevées par les terroristes », rapporte l’ex maire de la commune de Madjoari, Mamoudou Ouoba.

Unanimement les populations de la région appellent le gouvernement à réorganiser rapidement une seconde opération militaire pour réduire ou annihiler la présence des groupes armées terroristes dans la région de l’Est.

Faso 7

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